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Nos (6,046) membres ont écrit un total de 1,303 messages Le membre le plus récent est hamac Le nombre maximum d'utilisateurs en ligne simultanément a été de 68 le Aug 25 2008, 04:50 PM
La justice néozélandaise est plus dure avec le grand patron qu'avec ses collaborateurs. Alors que Kim Dotcom s'est vu rejeter sa demande de remise en liberté sous caution, deux responsables de MegaUpload ont bénéficié d'une plus grande indulgence.
"Le juge David McNaughton a annoncé qu'il accédait aux demandes de libération de l'Allemand Finn Batato et du Néerlandais Bram van der Kolk en assortissant sa décision d'un contrôle judiciaire stricte", rapporte l'AFP. L'agence précise que le juge "a estimé que les deux hommes présentaient un moindre risque que Kim Schmitz, qui possède de multiples passeports et cartes de crédits établies à des noms différents et dont les revenus se comptent en dizaines de millions de dollars".
Finn Batato, âgé de 35 ans, était le directeur marketing de MegaUpload. Bram van der Kolk, 29 ans, était quant à lui superviseur du développement et de l'infrastructure réseau.
Mathias Ortmann, le directeur technique et co-fondateur de MegaUpload, âgé de 40 ans, sera fixé vendredi sur sa demande de remise en liberté.
Sauf si son appel est fructueux, Kim Dotcom devra rester en prison en Nouvelle-Zélande jusqu'au 22 février minimum, date où sera examinée la demande d'extradition formulée par les Etats-Unis. S'il est extradé, ce qui prendra plusieurs mois avec les différents recours possibles, il sera ensuite emprisonné aux Etats-Unis dans l'attente de son procès. Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Hier, 05:19 PM
Trois internautes suspectés d'appartenir au collectif Anonymous ont été placés en garde à vue et présentés à juge. Ils sont accusés d'avoir participé à des attaques DDOS contre le site web d'EDF en 2011. Ils risquent 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.
Parmi les moyens d'action à sa disposition pour se faire entendre, le collectif Anonymous utilise très souvent les attaques par déni de service distribuées (DDOS). À l'aide de logiciels spécialisés, comme LOIC, une application de test de réseau, ses membres peuvent dès lors lancer de multiples requêtes contre un site web pour le rendre inaccessible pendant un temps plus ou moins long.
Lors de la fermeture de MegaUpload, nous avons ainsi constaté que de très nombreux sites web français et étrangers ont été pris pour cible par des internautes se revendiquant de la mouvance Anonymous. Les sites des ayants droit ou des organisations en charge de les protéger (RIAA, MPAA, Universal, MPAA...) ainsi que ceux des autorités (FBI, département de la justice, ministère de la défense) ont été attaqués.
Le problème, c'est que certains de ces outils ne permettent pas (.pdf) de masquer son adresse IP, à moins de passer par un proxy anonymiseur. Il est alors facile de remonter jusqu'à l'origine de l'attaque et d'entamer ensuite des poursuites judiciaires. C'est justement ce qui est en train d'arriver à trois personnes, deux hommes et une femme, arrêtées par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).
L'AFP explique que ces trois individus, placés en garde à vue, ont été présentés aujourd'hui à un juge de la juridiction interrégionale spécialisée de Paris. Ils sont suspectés d'avoir participé à trois attaques informatiques qui se sont déroulées entre avril et juin 2011 contre le site web d'EDF. Celui-ci avait été bloqué à plusieurs reprises. Et deux d'entre eux ont d'ores et déjà reconnu y avoir participé.
Souvent présentée comme un sit-in ou une manifestation numérique, une attaque DDOS est, en l'état actuel du droit, surtout une infraction pénale. L'article L323-2 du Code pénal expose que "le fait d'entraver ou de fausser le fonctionnement d'un système de traitement automatisé de données est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende".
À en croire la dépêche AFP, il semble qu'aucune intrusion ne s'est déroulée au cours de ces opérations. Là encore, le risque est très sérieux pour les internautes puisqu'il s'agit d'une autre infraction pénale qui peut être très lourdement punie. En attendant, le parquet a requis leur placement sous contrôle judiciaire. EDF estime de son côté que les attaques DDOS ont entraîné un préjudice financier d'environ 160 000 euros.
Déjà particulièrement lourdes, les peines prévues contre les attaques DDOS, les intrusions (pour défacer la page principale par exemple) et les modifications non sollicitées pourraient être encore plus dures dans un avenir proche. En effet, la députée UMP Muriel Marland-Militello a déposé l'an dernier une proposition de loi pour renforcer l'efficience de la lutte contre les attaques informatiques.
Concernant les attaques DDOS, elle "propose de doubler les peines prévues lorsque ces attaques prennent pour cible une personne morale de droit public ou une personne morale de droit privé chargée d’une mission de service public". Un internaute participant à une opération Anonymous contre un site chargée d'une mission de service public s'exposerait, si la loi passe, à dix ans de prison et 150 000 euros d'amende. Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Hier, 05:18 PM
A cause du lancement prochain de Megabox, un service de musique et de vidéo révolutionnaire et probable concurrent d’iTunes, le FBI et la justice américaine seraient intervenus pour fermer Megaupload.
a rumeur ne cesse d’enfler depuis quelques temps, ce ne serait pas l’activité illégale de Megaupload qui aurait provoqué la fermeture du site, mais plutôt le lancement d’un nouveau projet, légal, de la part de Kris Dotcom : Megabox !
En décembre dernier Kim Dotcom se confiait au site TorrentFreak à propos de ce nouveau projet lancé en version béta : Megabox. Une nouvelle plateforme musicale sur laquelle tous les artistes auraient été assurés d’être rémunérés à hauteur de 90% sur leurs ventes. Les artistes auraient même pu mettre gratuitement leurs chansons et être payés via un système appelé « Megakey », une solution permettant d’obtenir plus de revenus publicitaires et donc de toujours pouvoir payer les artistes même avec du contenu gratuit pour les utilisateurs. .
“De cette manière, nous génèrerons suffisamment de revenus publicitaires pour fournir des services premium gratuits et des contenus sous licence afin que nos utilisateurs puissent les avoir gratuitement. Mega pourrait devenir l’un des plus gros clients de l’industrie du contenu et toute cette affaire de “voyou” absurde sera oubliée. Nous voulons que les créateurs de contenu soient payés.”, affirmait Kim Dotcom sur TorrentFreak.
En gros, Megabox s’annonçait comme un concurrent ou une alternative à iTunes. En prévoyant d’outrepasser de la sorte la domination des labels et majors, c’est une véritable révolution dans l’industrie musicale qui s’annonçait. Une stratégie qui aurait propulsé Megaupload au rang d’entreprise de vente de contenus culturels légaux et d’hébergeur.
« Vous pouvez d’ores et déjà vous attendre à des annonces sur MegaBox l’année prochaine (2012 donc), dont des accords avec des artistes désireux de s’écarter des modèles économiques obsolètes », concluait Kim Dotcom sur TorrentFreak.
Face à ces déclarations, le FBI aurait-il préféré anticiper la crise ? Les labels ont-ils fait pression auprès de la justice américaine ? C’est en tout cas ce que rapporte la rumeur.
Dernier message écrit par : poisch le Jan 25 2012, 04:30 PM
La fermeture de MegaUpload et de MegaVideo a eu pour effet d'augmenter sensiblement le nombre d'utilisations des réseaux Peer-to-Peer, en particulier sur BitTorrent. La tendance se confirme également en France, malgré la présence de l'Hadopi en gendarme des réseaux P2P.
Les internautes qui avaient pris pour habitude de télécharger des films sur MegaUpload ou de regarder des séries TV en streaming sur MegaVideo vont-ils tous se jeter sur l'offre légale pour assouvir leur soif de contenus ? Si c'est le rêve des ayants droit, rien aujourd'hui ne permet de constater le moindre effet positif de la fermeture de MegaUpload sur la rémunération des ayants droit. C'est trop tôt. En revanche, on constate déjà un effet au moins temporaire sur la fréquentation des réseaux P2P, qui augmente.
Le constructeur de routeurs Ipoque, qui analyse la nature des paquets transmis sur Internet, publie un observatoire de l'usage de la bande passante à travers le monde, qui montre une explosion du trafic P2P en Europe dès le jour de la fermeture de MegaUpload, le 19 janvier dernier :
Dans le détail, on remarque que c'est surtout BitTorrent qui a bénéficié d'un intérêt renouvelé après la fermeture du site, qui hébergeait de nombreux contenus proposés par les sites de liens illégaux. Le protocole eDonkey utilisé par eMule en a aussi profité, mais dans une moindre mesure :
Les partages de fichiers sur eMule, qui étaient devenu presque totalement noyés sous les téléchargements par BitTorrent, sont brutalement réapparus le 19 janvier (le logiciel Pando, qui apparaît sur ce graphique avant la fermeture de MegaUpload, est principalement destiné aux échanges de fichiers entre amis, et peut difficilement se classer dans la même catégorie) :
Le site Peerates.net, qui publie des statistiques détaillées sur l'usage des serveurs eMule, note aussi une progression sur le mois de janvier, mais elle apparaît beaucoup moins nettement. Le nombre de recherches effectuées sur le protocole eDonkey depuis le début de l'année en France serait ainsi passé de 110 000 au début du mois à 200 000 aujourd'hui. Mais on ne distingue pas un véritable effet MegaUpload :
"Globalement, on ne voit pas une tendance à l'augmentation très nette. Mais lorsque l'on observe les données par pays, on constate que pour la plupart des pays européens le nombre d'utilisateurs augmente régulièrement depuis le 1er janvier, avec une petite accélération sur les derniers jours qui pourrait effectivement être liée à la disparition des liens MegaUpload et consorts. Mais il faut voir sur une durée plus longue pour s'assurer de la tendance", nous confirme Superadmin, l'administrateurs de Peerates.net.
Le calcul des chiffres sur eMule est aussi rendu plus compliqué par le fait que désormais, une grande majorité d'utilisateurs (plus de 75 % selon les estimations) utilisent principalement le réseau décentralisé Kad implémenté dans eMule, et non plus le réseau eDonkey originel qui repose sur les serveurs observés par Peerates.net. "Concernant uniquement les requêtes entendues par les serveurs eDonkey de Peerates.net, et donc pas l'ensemble des serveurs eDonkey ni le réseau Kad, depuis la fermeture de MegaUpload on est passé d'une moyenne assez stable d'environ 20 000 IP françaises différentes chaque jour à plus de 30 000".
La tendance serait bien là égamement en France, et ce malgré l'Hadopi qui envoie ses avertissements exclusivement sur la base d'adresses IP collectées sur les réseaux Peer-to-Peer. La Haute Autorité est censée agir en France comme une digue qui empêchera le reflux des internautes vers les bonnes vieilles méthodes de téléchargement et de partage des contenus. Ce qui - au passage - accroit les tensions autour des promesses d'abrogation de l'Hadopi par François Hollande. Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Jan 25 2012, 04:25 PM
Le collectif d'activistes s'est attaqué à plusieurs sites institutionnels durant le week-end afin de protester contre la fermeture de Megaupload par le FBI.
Le collectif Anonymous a vivement réagi à la fermeture des sites du groupe Megaupload, jeudi 20 janvier. D'après l'un des comptes Twitter de l'organisation, la défense de Megaupload ne porte pas sur «le téléchargement de MP3, mais le futur de la liberté sur Internet». Cette défense de la liberté s'est manifestée par des attaques de déni de service (DDOS) contre des sites gouvernementaux du monde entier, ou des sites studio de télévision, de cinéma ou de musique, en surchargeant leurs serveurs grâce à un très grand nombre de connexion.
Dans la journée de vendredi déjà, des premières attaques ont ciblé certains sites de l'administration française, à commencer par l'Elysée et l'Hadopi. Le site de l'Hadopi a été simplement bloqué, victime d'une attaque DDOS. Celui de la présidence de la République est resté accessible, mais son URL a été automatiquement modifiée, affichant des messages tels que le slogan du collectif «We are legion» ou «Sarko, Sarko, le peuple aura ta peau». Plus tard dans le week-end, les sites des ministères de la Justice et de la Défense ont également été pris pour cible et étaient encore inaccessibles lundi après-midi. Dans la journée, c'est le site de télépaiement des amendes, amendes.gouv.fr, rétabli depuis, qui a subi les foudres d'Anonymous. Dans la soirée, c'est le site du magazine L'Express qui a été pris pour cible, après les propos de son directeur de la rédaction, Christophe Barbier, sur iTélé : «il faut dire à ces anonymes qu'ils ne sont pas des robins des bois, qu'ils ne sont pas là pour la liberté de la presse, la liberté d'expression ou la liberté du futur. Ils sont là simplement comme des voleurs».
Ces attaques font suite à celles contre les sites du FBI, du département américain de la Justice ou de la Maison-Blanche, intervenus presque immédiatement après la fermeture de Megaupload. Outre la France et les Etats-Unis, ces assauts ont été coordonnés partout dans le monde comme en Pologne, en Grèce, en Espagne, en Nouvelle-Zélande ou aux Pays-Bas. Anonymous s'est également attaqué à une centaine de sites de l'administration brésilienne comme ceux du ministère de la Défense ou de l'office du tourisme, sans succès d'après le service de presse du District Fédéral. Une menace d'attaque contre YouTube
Anonymous n'est pas une organisation centralisée, mais un collectif d'internautes agissant de concert, que n'importe qui peut rejoindre. Ses membres agissent grâce aux logiciels LOIC et HOIC, qui permettent de coordonner des attaques DDOS. Toutefois, l'un des comptes Twitter centralisant les actions du collectif signale: «Anonymous n'est pas unanime (et c'est tant mieux)». L'un des effets de ce fractionnement des actions semble d'ailleurs être la mise en ligne d'une vidéo vendredi après-midi. Celle-ci annonçait notamment les attaques de Facebook, Twitter et Youtube si Megaupload n'était pas à nouveau en ligne d'ici 72 heures (en référence aux 72 minutes successives de visionnage autorisées par Megavideo). Malgré des ralentissements de Twitter dans la soirée de dimanche à lundi, la menace ne semble pas avoir été mise à exécution. L'un des comptes Twitter d'Anonymous a par ailleurs démenti l'existence d'attaques contre le service de micro-blogging: «Pourquoi Anonymous abattrait les sites au moyen desquels nous envoyons nos messages?».
Les cibles prioritaires du collectif sont plutôt les sites des majors et des grandes compagnies culturelles, accusées de s'être servies du FBI pour faire fermer un site Internet et d'avoir ainsi porté atteinte à la liberté d'expression. Les sites de La Sacem, du groupe Vivendi (maison mère d'Universal Music, de Canal + ou de Activision-Blizzard), de WarnerBros ou d'Universal Music en France ont été piratés ou ciblés par des attaques DDOS. Il en va de même aux Etats-Unis pour les sites de la MPAA et de la RIAA, les lobbys du cinéma et de la musique, du site américain d'Universal Music, des magasins en ligne du groupe Disney et du studio de cinéma Metro-Goldwin-Mayer, ainsi que du site de la chaine de télévision CBS.
Avant même la fermeture de Megaupload par les autorités américaines, le contexte était déjà tendu entre Anonymous et le monde de la culture. En cause, les projets de loi SOPA et PIPA. A ce sujet, un site a également été créé par Anonymous. Il archivait des liens permettant de télécharger illégalement la discographie de la plupart des artistes du label Sony Music: «Sony, vous avez montré votre allégeance à la SOPA [...]. Ce projet permettrait à des compagnies comme la vôtre de fermer n'importe quel site sur lequel du contenu soumis aux droits d'auteur vous appartenant est trouvé». La vague d'attaque, commencée jeudi 20 janvier au lendemain de la fermeture de Megaupload, va depuis sans discontinuer.
Dernier message écrit par : poisch le Jan 23 2012, 07:08 PM
Les principaux sites de téléchargements directs et de partages de fichiers ont mis en oeuvre ce week-end des mesures préventives afin d'éviter de connaître le même sort que Megaupload, mis hors service par la justice américaine et dont les dirigeants ont été arrêtés par le FBI.
Filesonic, qui propose un service similaire à Megaupload, a stoppé la fonction de partage des fichiers. En clair, un client de ce service peut stocker des fichiers en ligne, mais il ne peut plus permettre à un tiers de les télécharger. Tout comme Megaupload, Filesonic avait mis en place un système de récompense pour les fichiers les plus téléchargés, permettant aux "uploadeurs" de gagner de l'argent en mettant en ligne des films ou des séries.
D'autres sites, comme VideoBB, ont suivi le même exemple que FileSonic. Quant à Uploaded.to, il n'accepte plus les connexions en provenance des États-Unis.
Dernier message écrit par : poisch le Jan 23 2012, 06:30 PM
Le paysage des services de streaming et de téléchargement direct est en train de radicalement changer après la fermeture musclée de MegaUpload. Certains de ses concurrents ont décidé de réagir en supprimant tous les contenus qu'ils hébergeaient. D'autres en modifiant leurs fonctionnalités pour ne plus autoriser le partage.
Vent de panique chez les hébergeurs de fichiers. Quelques jours après l'arrestation des dirigeants de MegaUpload, plusieurs sites internet d'hébergement de fichiers et de streaming ont décidé de nettoyer leur base de données au karcher. Les sites VideoBB, VideoZer et FileServe, qui semblent tous appartenir à une même société basée à Honk Kong (comme MegaUpload), ont brutalement effacé une grande partie des contenus qu'ils hébergeaient. Y compris les contenus légaux qui sont la victime collatérale de la politique de la terre brûlée.
A l'heure où nous publions ces lignes, VideoBB n'a plus qu'une quarantaine de vidéos hébergées visibles sur son site internet. VideoZer ne montre plus aucune vidéo sur sa page d'accueil, tandis que FileServe semble fonctionner normalement après un nettoyage massif de son contenu.
Par ailleurs, FileSonic a décidé de modifier les fonctionnalités du service pour désactiver le partage de fichiers. "Toutes les fonctions de partage sur FileSonic sont désormais désactivées. Notre service peut uniquement être utilisé pour uploader, et télécharger des fichiers que vous avez personnellement uploadés", prévient un bandeau présent en tête du service en ligne.
A l'image d'un DropBox, FileSonic permet aux utilisateurs de créer un disque dur virtuel pour accéder à leurs fichiers à distance. Mais il permettait aussi de partager ces fichiers entre plusieurs comptes, ce qui faisait peser sur lui un risque juridique de contrefaçon par fourniture de moyens. Avec la fermeture de MegaUpload, FileSonic a préféré assurer son avenir en amputant son service des fonctionnalités de partage, pour rester sur le seul domaine de la "copie privée".
Comme nous l'avions expliqué dans notre analyse de l'acte d'accusation de MegaUpload, c'est surtout le modèle économique du site de Kim Dotcom qui a justifié l'opération coordonnée par le FBI. Avec son système de rémunération de l'upload de fichiers populaires, MegaUpload encourageait selon l'accusation au piratage d'oeuvres protégées par le droit d'auteur. Or le site UploadStation, qui appartient également au propriétaire des VideoBB, VideoZer et FileServe, proposait lui aussi un système de rémunération basé sur le nombre de téléchargements des fichiers envoyés. Jusqu'à 32 dollars par tranche de 1000 téléchargements pour des fichiers de 450 Mo et plus. Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Jan 23 2012, 06:28 PM
Une copie du film The artist diffusé sur Internet. Le watermark des Césars apparait dans la contrefaçon. Après Polisse ; après Intouchables ; les pirates, comme l'avait annoncé ZATAZ.COM, viennent de diffuser une nouvelle copie d'un film watermarké "Membres de l'Académie des Arts et Techniques du Cinéma", donc les Césars. Cette contrefaçon, qui semble être tirée d'un DVD, est celle du film The Artist avec Jean Dujardin. Autant dire que la fuite, donne un étonnant écho à la fermeture, cette nuit, du site MegaUpload et de la gestion, toute personnelle, des DNS par le FBI.
Dernier message écrit par : poisch le Jan 21 2012, 12:16 PM
NEW YORK — Le ministère américain de la Justice a annoncé vendredi que l'un des fondateurs du site internet NinjaVideo.net, spécialisé selon les autorités dans l'offre de vidéos illégales, avait été condamné à 14 mois de prison.
Matthew Smith, 24 ans, avait plaidé coupable en septembre devant un tribunal fédéral à Alexandria (Virginie), en banlieue de Washington.
Au terme de sa peine de prison, M. Smith restera en liberté surveillée pendant deux ans, il devra verser plus de 172.000 dollars et livrer aux autorités divers comptes bancaires et équipements informatiques.
Les autorités américaines avait annoncé début septembre des poursuites contre cinq personnes au total, dont une ressortissante grecque, en les accusant d'avoir permis à des millions d'internautes de télécharger illégalement des copies de haute qualité de films et programmes télévision dont ils ne possédaient pas les droits.
Entre février 2008 et sa fermeture par les autorités en juin 2010, le site NinjaVideo, qui récoltait des recettes publicitaires, avait généré plus de 500.000 dollars de recettes, dont M. Smith aurait gardé 172.387 dollars.
La principale responsable du site, Hana Amal Beshara, a été condamnée le 6 janvier à 22 mois de prison et à rembourser 210.000 dollars. Trois complices attendent toujours leur condamnation. Un mandat d'arrêt a été émis pour l'arrestation de la cinquième personne poursuivie dans cette affaire, la Grecque Zoi Mertzanis.
Le site NinjaVideo offrait gratuitement un large catalogue de films, dont certains qui n'étaient pas encore sortis ou étaient toujours diffusées en salles, ainsi qu'un service payant sur abonnement.
Cette condamnation a été annoncée au lendemain d'une opération de la police fédérale américaine ayant permis de fermer le site Megaupload.com. Ce site, basé à Hong Kong, est accusé d'être à l'origine de l'une des plus "grandes affaires de violation de droits d'auteur jamais traitées aux Etats-Unis".
Son fondateur, Kim Schmitz, alias Kim Dotcom, 37 ans, et trois autres responsables de Megaupload ont été interpellés vendredi en Nouvelle-Zélande sur la base de mandats d'arrêt américains. Sept personnes au total sont accusées par la justice américaine d'avoir tiré quelque 175 millions de dollars de profits de cette entreprise.
(AFP) – Il y a 12 heures
Dernier message écrit par : poisch le Jan 21 2012, 08:10 AM
L'acte d'accusation à l'encontre de MegaUpload met à jour le système mis en place par son richissime fondateur pour encourager financièrement le partage de contenus piratés. Le procureur de Virginie démontre que les administrateurs rémunéraient en toute connaissance de cause l'envoi de contenus piratés populaires sur la plateforme d'hégergement.
L'opération aura pris un an à être montée. Jeudi, 76 officiers de la police de Nouvelle-Zélande assistés de quatre agents du FBI ont procédé à 6h30 du matin à l'arrestation de Kim Dotcom, le fondateur et dirigeant de l'empire Mega, qui s'est soudainement écroulé. Sa demande de remise en liberté sous caution a été rejetée, et l'homme doit désormais attendre le verdict de la justice néozélandaise sur sa probable extradition vers les Etats-Unis. Comme l'a décidé le Grand Jury du tribunal d'Alexandria, en Virginie, il y sera jugé pour de multiples chefs d'accusation et risque jusqu'à 60 ans de prison par le jeu du cumul des peines.
La lecture des 72 pages de l'acte d'accusation (ci-dessous) révèle que les enquêteurs ont eu accès aux e-mails des dirigeants de MegaUpload et aux mouvements financiers sur pas moins de 64 comptes bancaires saisis par les autorités. Le document laisse peu de doute sur l'issue du procès, tant le dossier monté par le procureur paraît solidement ficelé à l'encontre de ce qu'il dénomme la "Mega Conspiracy".
Les communications reproduites par le bureau du procureur montrent en effet que les dirigeants de MegaUpload rémunéraient des internautes qui envoyaient des fichiers sur la plateforme, en ayant parfaitement connaissance du type de contenus envoyés. Le procureur cite ainsi un e-mail dans lequel un des administrateurs de la galaxie Mega détaille les montants proposés pour rémunérer plusieurs "uploaders", avec la synthèse des fichiers uploadés pour chacun d'entre eux. Par exemple, l'un des bénéficiaires a touché 100 dollars pour avoir uploadé "une dizaine de DVD rips de films populaires, quelques films pornographiques et des générateurs de clés pour des logiciels piratés". Un uploader a reçu à lui seul 55 000 dollars.
Entre mars 2007 et juillet 2010, MegaUpload a ainsi reversé 9 millions de dollars aux internautes qui uploadaient les contenus les plus populaires. Le système détaillé par le procureur permettait à l'entreprise d'inciter les internautes à faire connaître les contenus qu'ils hébergeaient sur MegaUpload ou MegaVideo, notamment au travers de sites de liens, pour maximiser leurs revenus.
D'autres e-mails montrent que les dirigeants du site interrogeaient leurs serveurs pour y trouver les fichiers piratés qui les intéressaient personnellement (alors que le site ne propose aucun moteur de recherche), ou qu'eux-mêmes y envoyaient des contenus piratés pour se les partager entre eux.
Ils montrent aussi qu'en 2006 et 2007, MegaVideo s'était monté en repompant le contenu de YouTube, Kim Dotcom souhaitant dupliquer toutes les vidéos pour ensuite les exploiter commercialement.
Sur un plan plus juridique, le procureur reproche à MegaUpload de ne pas respecter la loi DMCA qui encadre la procédure de notification et de retrait des contenus. L'entreprise ne supprimait que le lien envoyé par l'ayant droit, et non le contenu correspondant, qui pouvait être retrouvé sous d'autres liens. Alors que techniquement, MegaUpload n'avait aucune difficulté à supprimer une fois pour toutes le fichier. C'était d'ailleurs le cas pour les fichiers pédopornographiques et les vidéos de propagande terroriste, qui étaient définitivement éliminées une fois signalées.
"Les suppressions (de fichiers) en masse contribuent à une baisse des revenus", avait alerté Kim Dotcom en écrivant à ses collaborateurs. "A l'avenir, merci de ne pas supprimer des milliers de liens d'un seul coup à partir d'une source unique, sauf si ça vient d'une organisation majeure aux USA".
L'acte d'accusation fourmille également de données chiffrées sur MegaUpload, MegaVideo et consorts :
175 millions de dollars de recettes encaissées depuis septembre 2005, dont 150 millions sur les seuls abonnements "premium", et 25 millions pour les recettes publicitaires ; 110 millions de dollars versés entre 2006 et 2011 sur un compte PayPal, qui servait aussi de compte de paiement pour différents fournisseurs ; 42 millions de dollars perçus par le seul Kim Dotcom, qui possède l'essentiel des parts des différentes structures ; 25 péta-octets de données hébergées chez Carpathia Hosting, sur plus de 1000 serveurs dont 525 à Ashburn, en Virginie ; Des serveurs en France via le fournisseur de transit Cogent ; 630 serveurs hébergés par le néerlandais LeaseWeb ; Une facture d'hébergement de serveurs et de bande passante de 65 millions de dollars depuis 2005 ; 30 employés répartis dans 9 pays
En plus des 64 comptes bancaires, les autorités ont saisi une grosse vingtaine de voitures de luxe, dont une Maserati, une Rolls-Royce coupé, une Lamborghini, et de nombreuses Mercedes-Benz. Ils ont aussi saisi les noms de domaine Megastuff.co; Megaworld.com; Megaclicks.co; Megastuff.info; Megaclicks.org ; Megaworld.mobi; Megastuff.org; Megaclick.us; Mageclick.com; HDmegaporn.com; Megavkdeo.com ; Megaupload.com ; Megaupload.org; Megarotic.com; Megaclick.com; Megavideo.com; Megavideoclips.com ; et Megaporn.com.
Anecdote amusante. L'acte d'accusation nous apprend qu'Universal Music avait envisagé en novembre 2010 d'ouvrir des discussions avec MegaUpload pour l'ouverture de leur service légal MegaBox. La maison de disques du groupe Vivendi était prête à ouvrir son catalogue à condition que la société instaure un filtrage proactif pour détecter les contenus Universal à supprimer de MegaUpload, qu'elle limite le nombre de téléchargements par fichier, et qu'elle soit plus réactive dans le traitement des demandes de retraits de contenus.
On retient surtout du dossier que les éléments juridiques sont les moins étayés. Le procureur s'est surtout attaché à démontrer comment le business model de MegaUpload avait été conçu et appliqué pour encourager l'upload et le téléchargement de fichiers piratés. En cela, l'affaire ressemble beaucoup à celles qui avaient conduit à la condamnation de Kazaa et Grokster. Depuis, les auteurs de logiciels de P2P se sont montrés beaucoup plus prudents, et sont désormais innocentés à l'instar des auteurs de Piolet et Winny. Probablement les éditeurs de services s'inspirant de MegaUpload sauront tirer les leçons du procès à venir pour faire preuve de plus de subtilité, quitte à s'offrir moins de Mercedes-Benz à la fin du mois.
Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Jan 20 2012, 12:48 PM
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