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Nos (6,107) membres ont écrit un total de 1,336 messages Le membre le plus récent est jeanmi38 Le nombre maximum d'utilisateurs en ligne simultanément a été de 68 le Aug 25 2008, 04:50 PM
Sorti le 15 mai, Diablo occupe les soirées et les nuits de nombreux joueurs au détriment parfois de leur vie sentimentale. Un sexshop propose de venir au secours des conjoints et conjointes en lançant une opération permettant d'obtenir un sextoy gratuitement.
Voilà maintenant quatre jours que Diablo 3 est sorti dans le commerce. Après les difficultés techniques de la première journée, où nombre de joueurs européens n'ont pas pu se connecter à cause de trop nombreuses requêtes à traiter par les serveurs d'authentification, la situation paraît désormais stabilisée. Les joueurs peuvent arpenter à loisir les vastes territoires de Sanctuaire, le monde de Diablo.
Mais cette activité vidéoludique se fait parfois au détriment d'une autre, plus charnelle. À vouloir progresser rapidement dans le jeu, obtenir des hauts faits et trouver un meilleur équipement, certains joueurs sont peut-être tentés de délaisser leur conjoint ou conjointe, au moins le temps que l'excitation des premiers jours passe... tout comme les premières nuits blanches.
L'occasion faisant le larron, la société Absoloo a profité de la sortie de Diablo 3 pour se rappeler au bon souvenir de mesdames. Le sexshop a lancé une opération un peu particulière qui consiste à offrir un sextoy à celles qui sont délaissées par leur compagnon trop occupé à occire du démon. Et anticipant les critiques, Absoloo annonce que les hommes délaissées par leur bien aimée peuvent aussi obtenir leur cadeau.
Et l'un des internautes, commentant l'opération sur Facebook, de dire très justement "qu'au moins, ça permet de s'occuper en attendant de pouvoir se connecter". Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Hier, 05:00 PM
Le premier procès d’un internaute flashé par l’Hadopi ne sera finalement pas pour tout de suite. Alors que la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet avait annoncé mi-février avoir adressé à la justice « plusieurs » dossiers d’internautes selon elle responsables de « manquement à l’obligation de surveillance de l’accès à Internet », on attend le moment où un parquet décidera de poursuivre la procédure — et donc de voir le système de la riposte graduée mis à l’épreuve.
Or, selon l’AFP, un internaute doit comparaître« pour téléchargement illégal », suite à un signalement de l’Hadopi, demain devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. Le timing n’est pas incohérent, mais cette information a éveillé le souvenir d’une autre affaire en attente de jugement : celle d’un quadragénaire repéré en juin 2011 par l’Alpa, l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle. Selon elle, cet homme aurait mis à disposition via eMule 18 films pendant une même journée.
Information prise auprès de l’Alpa, c’est bien cette affaire qui passera demain en jugement à Bordeaux, et elle n’a rien à voir avec l’Hadopi. « Ce sont deux procédures distinctes, explique le délégué général de l’Alpa, Frédéric Delacroix. Nous surveillons en permanence une centaine d’œuvres audiovisuelles, qui peuvent être des films actuellement en salle, des films du catalogue [donc déjà anciens, ndlr], des DVD, des documentaires ou des séries télévisées. Ensuite, nous avons reçu une autorisation de la Cnil d’extraire de notre collecte la connexion qui a mis à disposition le plus d’œuvres protégées. On sollicite alors le parquet. »
Un signalement qui est pour sa part directement lié à la procédure de l’Hadopi. En tant que représentante d’ayants droit, l’Alpa a en effet reçu de la Cnil, via deux délibérations consécutives, l’autorisation de suivre les repérages menés par TMG pour la Haute autorité afin d’y isoler deux cas particuliers : « la première mise à disposition détectée [d’une] œuvre ou [d’un] objet protégé », et « la plus importante mise à disposition par un utilisateur au cours d’une même collecte ». Ceci cinq fois par semaine (les collectes du samedi et du dimanche sont regroupées avec celle du lundi). Ce qui fait théoriquement dix dossiers par semaine qui peuvent donc suivre deux procédures distinctes : direction le parquet, directement, ou direction l’un ou l’autre des échelons de la riposte graduée (Hadopi). L’Alpa avance « plusieurs dizaines de dossiers » transmis à la justice ces derniers mois, ceux concernant une contrefaçon physique étant minoritaires.
« L’Hadopi a davantage un rôle pédagogique face au phénomène de masse, elle est là pour expliquer, estime Frédéric Delacroix. L’Alpa essaye pour sa part de s’en prendre aux primodiffuseurs, ceux qui se font de l’argent avec des œuvres protégées. La réponse graduée est venue se greffer sur ce travail, qui n’est de plus pas mené seulement sur les plateformes de peer-to-peer. » Et d’expliquer que, depuis la fermeture de MegaUpload fin janvier, suivie du sabordage de nombreux services similaires de téléchargement direct, ces primodiffuseurs ont selon lui migré « vers d’autres plateformes moins faciles d’accès et payantes, ce qui décourage une partie des internautes ».
L’Alpa a aussi aujourd’hui dans son collimateur « les annuaires de liens » du genre Filestube, qui se rémunèrent avec des abonnements ou la publicité. « Le moteur de la piraterie aujourd’hui c’est l’argent, continue Frédéric Delacroix. Ce sont des réseaux qui font de l’argent en diffusant des liens vers des œuvres protégées. Le non-marchand n’est plus une motivation. » Une affirmation qui pose pas mal de questions, tant l’implosion du direct download a éparpillé les pratiques et changé la donne, certains internautes partant vers davantage de streaming légal, d’autres rejoignant des forums fermés, d’autres encore se repliant vers le peer-to-peer anonymisé. Dans cette masse encore plus difficile à appréhender que fin 2011, difficile d’affirmer que la part « organisée » des liens mis à disposition a pris de l’ampleur.
Mais quoi qu’il en soit, la poursuite de la surveillance étroite menée par l’Alpa montre-t-elle l’échec de la pédagogie de l’Hadopi ? La Haute autorité ne servirait-elle qu’à adresser quelques dossiers à la justice, qui n’est même pas sûr que les preuves qu’ils contiennent (adresse IP, œuvres repérées...) soient recevables dans le cadre d’un procès, tandis que d’autres procédures en partie appuyées sur le code de la propriété intellectuelle français font le même « travail » plus rapidement ?
Pendant la campagne, l’équipe de François Hollande avait souhaité, sans jamais être clair sur l’avenir de l’Hadopi, voir la lutte contre la contrefaçon commerciale redevenir la priorité. Tout ça reste à voir, mais ces procédures s’appuieront-elles, comme le fait l’Alpa aujourd’hui, sur les repérages effectués par TMG, avec toutes les questions de transparence et de respect de la vie privée qui ont été soulevées depuis l’entrée en fonction de la surveillance des réseaux peer-to-peer ?
WASHINGTON - Comment Facebook m'a sauvé la vie, brisé mon mariage, bousillé ma carrière ou renversé mon gouvernement: s'il sert à parler à ses amis et partager les photos de vacances, le réseau social peut aussi changer l'existence de ses 900 millions d'utilisateurs.
AUTRES NOUVELLES Facebook est le premier à tisser sa propre légende avec une page «Les meilleures histoires de Facebook» (Best of fb Stories), dont sont tirées quelques anecdotes, d'autres étant extraites de la presse internationale.
PAPA L'Américaine Jessica Mayer qui, toute sa vie, a su qu'elle avait été adoptée, a «passé des années» à chercher son père biologique, dont le nom était inscrit sur son acte de naissance. Une connaissance éloignée repère le profil de l'homme sur Facebook - au nom orthographié différemment - et l'envoie à la jeune femme qui retrouvera son géniteur en Grande-Bretagne. (Facebook)
SAUVÉ Vaguement inquiète, Deborah Copaken Kogan, de New York, poste une photo de son fils, 4 ans, le visage gonflé et couvert de boutons. Les visites médicales s'enchaînent, l'état de l'enfant empire, la mère poste de nouvelles photos. Le cas est discuté sur Facebook. Une ancienne connaissance reconnaît une maladie rare et grave, la «maladie de Kawasaki» et téléphone: «Va à l'hôpital, tout de suite». L'enfant est sauvé. (msnbc.com)
SURVIVANTS Il y a trois ans, le vol 1549 d'US Airways amerrissait en catastrophe sur l'Hudson, à New York, faisant 155... survivants. Une page est créée. Ils échangent depuis voeux de bonheur à chaque anniversaire de l'accident. Deux passagers, à trois rangées l'un de l'autre et «amis» sur Facebook, sont tombés amoureux. (Facebook)
BALAIS 48 heures après les émeutes de Londres en août 2011, une page est créée pour appeler les internautes à descendre dans les rues avec leur balai. En quelques heures, 3600 utilisateurs s'associent à la page et des centaines de personnes entreprennent de nettoyer la ville. (Facebook)
LEUCEMIE Samit Pendse, jeune Américain d'origine indienne, apprend qu'il souffre de leucémie et doit subir une greffe de moëlle osseuse qui ne peut venir que d'un donneur compatible de la même ethnie, peu représentée dans le registre des donneurs. La solidarité s'organise sur Facebook et amène Jennifer Aaker, professeur de marketing à Stanford, à développer «100K cheeks» (100 000 joues), vaste registre de donneurs d'Asie du Sud. (Stanford University News)
VIRÉS Une fillette de 12 ans d'une école de New York se noie lors d'un voyage scolaire. L'institutrice d'une autre école écrit: «La plage me paraît être une excellente idée pour mes élèves, je les déteste». Un gardien de prison du Nebraska se vante d'avoir frappé un détenu, deux collègues l'approuvent. Un auxiliaire médical d'un hôpital de New York poste la photo d'une victime de meurtre.
Tous ont été licenciés, l'institutrice réintégrée depuis par décision de justice. (Forbes.com et New York Post)
BIGAME L'Américain Alan L. O'Neill avait quitté son épouse sans divorcer, avant de se remarier sous un autre nom. Facebook propose à la première épouse de devenir «amie» avec la seconde, qui avait fièrement posté une photo de son nouvel époux et de leur gâteau de mariage. L'affaire se termine au tribunal, pour bigamie. (Huffington Post) DÉCONNECTÉ L'épouse d'un quinquagénaire du centre de la France passe ses journées sur Facebook, lui n'y comprend rien. Il soupçonne une liaison, elle met un mot de passe, il casse l'ordinateur, elle quitte la maison, revient avec les gendarmes prendre ses affaires, il saisit un fusil mais ne tire pas, il est condamné à quatre mois de prison avec sursis. (Lamontagne.fr)
AMIS Un couple américain avait supprimé une jeune femme de leur liste d'amis. Elle les harcèle, ils se plaignent à la police. Marvin Potter, 60 ans, père de la jeune femme, tue le couple à son domicile. L'épouse tenait dans ses bras un bébé de huit mois qui n'a pas été blessé. Le sexagénaire a été inculpé et incarcéré. (abcnews)
RÉVOLUTION L'Égyptien Waël Ghonim, cadre chez Google, crée la page «Nous sommes tous Khaled Saïd», un jeune tué par la police. Elle appelle à descendre dans les rues pour demander la chute du régime du président Hosni Moubarak, qui surviendra en février 2011. Arrêté et incarcéré, il devient un héros «de la révolution du peuple égyptien», dit-il, renonçant à parler de «révolution Facebook» en rencontrant les manifestants (AFP).
source: canoe.qc.ca
Dernier message écrit par : sinadey le May 17 2012, 04:03 PM
L'affaire MegaUpload est décidément très particulière. Alors que plusieurs irrégularités ont été relevées depuis le 19 janvier, le juge américain en charge du dossier a indiqué que le procès de Kim Dotcom et ses comparses pourrait ne jamais avoir lieu... à cause d'une nouvelle erreur de procédure.
À mesure que le temps passe, le flou s'épaissit sur les conditions de l'arrestation du fondateur de MegaUpload et de la neutralisation de son service d'hébergement. Alors que l'acte d'accusation contre Kim Dotcom est déjà particulièrement conséquent, celui-ci s'étant même alourdi en début d'année, il apparaît aujourd'hui que le procès de MegaUpload pourrait ne jamais avoir lieu.
Interrogé par le New Zealand Herald, le juge américain en charge du procès a déclaré ne pas savoir si cette affaire allait connaître un jour une issue judiciaire. Visiblement, MegaUpload n'a jamais été formellement accusé d'infractions pénales. C'est en tout cas ce qu'a indiqué le magistrat au FBI. Or, il s'agit manifestement d'une condition sine qua non pour la suite des évènements.
"Je crois comprendre les raisons pour lesquelles ils ne l'ont pas fait jusqu'à présent ; c'est parce qu'ils ne le peuvent pas. Nous ne croyons pas que MegaUpload peut être cité à comparaître dans une affaire criminelle parce que [la société] n'est pas située dans une juridiction des États-Unis" a commenté Ira Rothken, l'avocat américain de MegaUpload.
Cette erreur de procédure, si elle se confirme, serait une bévue de plus dans le feuilleton judiciaire de MegaUpload. Depuis janvier, plusieurs éléments pour le moins troublants sont en effet venus l'entacher, au risque pour les autorités d'alimenter la théorie du complot politique évoquée en filigrane par Kim Dotcom. L'affaire aurait été montée de toutes pièces par l'administration américaine et les lobbies culturels.
Il est déjà apparu que la police néo-zélandaise a utilisé lors de la perquisition un mandat qui n'était pas régulier et qu'elle a tenté sans succès de le remplacer rétroactivement. La juge Judith Potter avait alors déclaré que l'ordonnance contre Kim Dotcom et ses comparses était "nul et non avenu" et n'avait en conséquence "aucun effet juridique".
L'arrestation elle-même est suspectée d'irrégularité. La police néo-zélandaise est en effet suspectée de cacher des preuves concernant l'opération manifestement disproportionnée menée par les forces de l'ordre contre le domicile de Kim Dotcom. Or, le serveur sur lequel les vidéos étaient censées se trouver a été découvert désossé, empêchant les avocats de la défense de porter plainte contre la police. Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Apr 21 2012, 04:34 PM
L'Inspection générale des finances a émis un rapport sur l'efficacité des dispositifs publics actuels pour financer l'innovation. Les conclusions sont sévères. Le service interministériel remet notamment en question la pertinence du plan du gouvernement en matière de fibre optique, ainsi que le niveau des financements et les choix effectués.
Au cours d'un déplacement dans le Loir-et-Cher il y a deux ans, Nicolas Sarkozy a précisé les intentions du gouvernement en matière de très haut débit Internet. Quelques semaines après la présentation du plan par François Fillon, le chef de l’État a souhaité que le raccordement de toute la population en fibre optique soit terminé en 2025, avec un premier palier de 70 % à atteindre en 2020.
Pour y parvenir, le gouvernement a donc choisi de mobiliser une partie des sommes dégagées lors du grand emprunt. Sur les 4,5 milliards d'euros consacrés au développement numérique, un peu moins de la moitié (2 milliards) sera alloué à l'installation du très haut débit et à la réduction de la fracture numérique. Une somme à laquelle il faut ajouter les investissements réalisés par les opérateurs télécoms.
Ce plan est-il tenable ? Alors que le gouvernement continue de fixer la date limite à 2025 pour 100 % de la population, l'Inspection générale des finances a jeté un pavé dans la mare en rendant un rapport très critique sur l'efficacité des dispositifs publics actuels pour financer l'innovation. Et en matière de très haut débit, le service d'inspection interministériel se montre pour le moins circonspect.
Plutôt 2030 que 2020
Consulté par La Tribune, le rapport qui n'a pas été rendu public tacle d'abord le calendrier du gouvernement. Dans le meilleur des cas, l'objectif de raccorder 70 % de la population en très haut débit ne sera pas atteint en 2020 mais plutôt en 2030. Dans le meilleur des cas. L'Inspection générale des finances juge en particulier que le niveau de l'investissement public est trop bas pour tenir un tel cap.
Pour l'IGF, le montant accordé dans le cadre du grand emprunt pour le très haut débit devrait être triplé afin qu'il atteigne le cap des 6 milliards d'euros. C'est donc 4 milliards de plus qu'il faudrait pour espérer tenir les engagements du gouvernement. Cela n'est pas vraiment surprenant. Les dernières estimations de l'Arcep soulignent que basculer l'ensemble du pays dans le très haut débit va coûter 21 milliards d'euros.
Privilégier le VDSL pour les zones rurales
L'été dernier, le gouvernement a également indiqué que les collectivités territoriales recevront une aide publique de 900 millions d'euros pour des projets en rapport avec la fibre optique. Cette somme vise à compléter les sommes engagées par les opérateurs télécoms et surtout à les inciter à investir dans des régions moins densément peuplées. Or, l'accès à ces crédits ne se fait que s'il y a un partenaire.
Les collectivités connaissant des difficultés financières et les opérateurs privilégiant les centres urbains, l'IGF recommande de réduire le montant du chèque voire de le supprimer. À la place, L'IGF suggère de considérer le VDSL (jusqu'à 50 Mbps symétrique) ou VDSL2 (100 Mbps). C'est moins cher et cela permet à la paire de cuivre utilisée par l'ADSL de servir à nouveau.
L'accès à Internet par satellite pas mature
Le rapport de l'Inspection générale des finances a aussi taclé un autre projet du gouvernement, l'Internet par satellite. En novembre, il a été annoncé qu'un projet de très haut débit par satellite était en cours d'élaboration, pour couvrir les zones difficiles d'accès ou particulièrement reculées. Pour le mener à bien, une enveloppe de 100 millions d'euros a été mise sur la table.
Si le projet part d'une bonne intention, l'IGF note surtout que les "solutions satellitaires ne sont pas suffisamment matures" pour offrir une vraie solution. Les offres commerciales compétitives ne verront vraisemblablement pas le jour avant dix ans. En attendant, le fossé numérique risque de se creuser à mesure que les citadins seront reliés au très haut débit.
Les répercussions sur le PIB à démontrer
Les conclusions du service tempèrent enfin les prétendus gains d'activité des cabinets de conseil sur la progression du haut débit en France. Selon McKinsey, une hausse de 10 % de la pénétration du haut débit dans les ménages augmenterait le PIB de 0,1 à 0,3 %. Mais pour l'IGF, la "corrélation n'est pas systématique entre le niveau de modernisation des infrastructures et la performance de l'économie numérique".
Vu le regard assez sévère de l'Inspection générale des finances, on comprend mieux pourquoi le gouvernement n'a pas souhaité rendre public le rapport. Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Apr 21 2012, 04:31 PM
Un internaute poursuivi par l'ALPA pour avoir piraté plus de 1500 films pendant trois ans a obtenu la relaxe du tribunal. Les juges ont considéré que l’acte de saisine était nul, au motif que l'ALPA aurait dû juste fournir l'adresse IP du suspect et non l'identité de l'abonné.
Contre les internautes téléchargeant illégalement des œuvres protégées par le droit d'auteur, le Code de la propriété intellectuelle prévoit des sanctions pouvant atteindre 300 000 euros d'amende et 3 ans de prison s'ils sont jugés coupables. Les peines grimpent même à 500 000 euros d'amende et 5 ans de prison si les faits sont commis en bande organisée.
Cette punition, Bruno ne la subira pas malgré le piratage de plus de 1500 films. Le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône a en effet prononcé la relaxe. Selon le Journal de Saône-et-Loire, qui rapporte l'information, les juges ont considéré que l'acte de saisine était nul, entraînant la nullité de la procédure. Le suspect, présenté comme un internaute de 49 ans, ne sera pas poursuivi pour ces faits.
Celui-ci avait pourtant fait l'objet d'une plainte déposée par l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA) auprès du parquet de Chalon-sur-Saône. Or, pour l'avocat du prévenu, l'ALPA n'aurait dû fournir qu'un signalement basé sur l'adresse IP du suspect et non pas livrer directement le nom du prévenu. Et pour cause, l'ALPA n'est pas censé connaître l'identité de l'abonné derrière une adresse IP.
L'ALPA a-t-elle récolté son adresse IP et demandé ensuite une identification au fournisseur d'accès à Internet ? C'est possible, sauf que ce processus doit être fait par l'intermédiaire d'un juge. Seule la Hadopi peut obtenir directement l'identité de l'internaute auprès du FAI. La Haute Autorité agit comme un tampon entre les internautes suspectés d'enfreindre le droit d'auteur et les ayants droit.
Cette affaire rappelle par la même occasion que la Hadopi ne remplace pas l'action pénale. Elle ne fait que la compléter, puisque la loi condamne le défaut de sécurisation de l'accès à Internet et non pas la contrefaçon d’œuvres protégées par le droit d'auteur. Cette différence permet aux ayants droit d'engager des actions pénales spécifiques, en plus du mécanisme de la riposte graduée.
Les ayants droit peuvent ainsi exploiter la collecte d'adresses IP menée par TMG, la société chargée de repérer les contrevenants sur les réseaux P2P, pour déposer plainte. D'ailleurs, les ayants droit prennent chaque jour l'adresse IP la plus active pour l'envoyer directement au procureur de la République, sans passer par la case Hadopi, selon Le Point.
Contrairement aux affirmations du gouvernement et de la Haute Autorité, le régime actuel contre le piratage n'est donc pas plus clément qu'avant. Il s'additionne. Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Apr 17 2012, 04:17 PM
La guerre pour le contrôle d’Internet se durcit. Dans ce western moderne, on a d’un côté les gouvernements travaillés au corps par les industries culturelles et ayants droit qui sortent l’artillerie lourde afin d’accroître la surveillance du Net à grand renfort de lois (Acta, Sopa, Pipa, Hadopi, Loppsi…) et, de l’autre, la guérilla des hackers, Zorros des libertés numériques.
Pour l’instant, le champ de bataille se déploie sur le réseau internet existant, qu’il s’agisse d’actions symboliques, tel le Sopa Blackout Day qui a vu, le 18 janvier, une partie du Web américain se draper de noir, ou plus virulentes avec les escarmouches ciblées en ligne des Anonymous. « Plus les gouvernements tenteront de réguler Internet, et plus les gens vont essayer de construire un Internet impossible à censurer, à filtrer et à bloquer », estime Jeff Moss, fondateur du mythique congrès de hackers Defcon cité par le magazine Vanity Fair dans « World War 3.0 ».
De fait, les projets pour bâtir un Internet bis se sont multipliés ces derniers mois. Comme celui porté par la Free Network Foundation, objet d’un documentaire réalisé par Motherboard, le magazine connecté. Une initiative qui vise à revenir aux fondements du Net, à la communication de pair à pair, en libérant Internet de l’interférence des industries et des gouvernements.
On suit son cofondateur, l’hirsute Isaac Wilder, 21 ans, venu de Kansas City prêter main-forte aux énervés d’Occupy Wall Street et planter ses « Freedom Towers » dans le parc Zuccotti, à Manhattan. Ces tours, qui comportent modem, routeur et radio, ont permis aux protestataires de Los Angeles, d’Austin ou de New York de communiquer directement les uns avec les autres en utilisant une vieille idée, celle du réseau maillé (mesh). Via cette « radio pirate internet », la Free Network Foundation espère revenir à un Internet décentralisé et distribué.
De l’autre côté de l’Atlantique, The Pirate Bay, le site de partage de torrents, dans le collimateur des autorités suédoises, étudie la possibilité de déplacer ses serveurs dans le ciel en les délocalisant sur… des drones. Le think tank britannique Tomorrow’s Thoughts Today travaille à la mise au point d’un Internet pirate nomade, constitué d’une flottille de drones capable de transmettre des signaux jusqu’à 300 mètres alentour et de partager localement des fichiers dans les zones soumises à la censure.
Cette sorte de « Napster aérien » n’est rien comparée à l’ambitieux projet du Chaos Computer Club, le puissant groupe de hackers allemands, qui veut bâtir un système de communication alternatif, indépendant des Etats, en lançant ses propres satellites. Le projet Hackerspace Global Grid consiste en un réseau de petites stations terrestres peu coûteuses (environ 100 euros), financées par des particuliers, qui trianguleraient des satellites à basse orbite et se serviraient d’eux pour échanger des données.
Derrière cette floraison de « réseaux de résistance » do it yourself s’exprime une utopie déçue, celle d’un Internet libre, ouvert, émancipateur, non marchand, tel qu’imaginé par ses fondateurs. Tous ces projets de contournement plus ou moins réalisables souhaitent renouer avec cette vision idyllique, au prix d’efforts et de moyens considérables. Ce qui fait dire à certains qu’au lieu de s’exténuer à créer un Internet parallèle, et apporter une réponse technique à un problème politique, mieux vaudrait se battre sur le terrain des idées et, donc, investir le débat public. Le récent succès du Parti pirate aux élections régionales dans la Sarre, en Allemagne, est de ce point de vue plutôt de bon augure.
Paru dans Libération du 7 avril 2012
Dernier message écrit par : poisch le Apr 13 2012, 02:00 PM
Un ancien étudiant français de Paris II condamné à 6 mois de prison avec sursis pour avoir falsifié ses notes durant 3 ans. L'Institut de droit et d'économie de Paris II-Assas, basé en région parisienne, va afficher, d'ici quelques jours, et durant un mois, sur sa grille d'entrée la condamnation d'un de ses anciens étudiants. L'homme de 24 ans a été condamné, hier mercredi 10 avril, à six mois de prison avec sursis, 3000€ d'amende pour avoir piraté le serveur de l'école. Il était accusé d'"accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données", "altération frauduleuse de la vérité dans un écrit" et pour "usage de faux en écriture". Son petit manège a durée de 2005 à 2008. Mission de ses visites, modifier ses notes. En plus de l'amende et de l'affichage de la condamnation sur les murs de l'Institut, le pirate a interdiction de passer, durant les cinq prochaines années, le moindre concours, dont ceux de la fonction publique.
Un internaute Français arrêté après deux ans d´enquête. Il est accusé d´avoir piraté Science-Po et des Universités Françaises. Ses motivations n'auraient été que "le défi intellectuel". Un défi que les Universités de Montpellier, Nice ou encore de Science-Po n'ont pas vraiment apprécié. Un trentenaire Français, juriste, a été arrêté mardi en Saône-et-Loire pour avoir joué au pirate informatique.
Utilisateur d'outils trouvés sur la toile, l'homme était "très mobile, explique le procureur chargé de l'affaire à l'AFP. Il circulait en voiture et piratait notamment des bornes wifi. Il s'est aussi livré à des attaques par injection massive de courriers électroniques, permettant d'introduire un petit logiciel espion." Bref, pas de quoi crier au génie.
L'enquête aura durée deux ans à la suite d'une plainte de l'Université de Nice, en juin 2010. Il faut dire aussi que le "génie" avait planté le service qui administrait la cantine de la Fac. Lors de l'enquête, les policiers vont découvrir qu'il avait téléchargé, entres autres, des informations sur des élèves (diplômes).
Après sa garde à vue qui s'est terminée ce jeudi, une information judiciaire a été ouverte à son encontre. Il est mis en examen pour "intrusion dans des systèmes informatiques". Il risque jusqu'à 5 ans de prison ferme. L'enquête aura mobilisé les polices judiciaires de Nice et Dijon.
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