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Nos (6,054) membres ont écrit un total de 1,319 messages Le membre le plus récent est Titfouine Le nombre maximum d'utilisateurs en ligne simultanément a été de 68 le Aug 25 2008, 04:50 PM
Des Anonymous ont publié vendredi l'enregistrement d'une conversation de 17 minutes entre des agents du FBI et des agents de Scotland Yard. Ils y discutent de leur enquête... sur les Anonymous. Plusieurs agents de police dans différents pays, dont la France, étaient copie d'un e-mail également publié par Anonymous, sur lequel le code d'accès à la conférence téléphonique était communiqué.
La bataille que livrent les Anonymous pour protéger les libertés sur Internet a pris une tournure nouvelle aujourd'hui. Des Anonymous ont publié l'enregistrement de l'intégralité d'une conférence téléphonique organisée le 17 janvier dernier entre le FBI et Scotland Yard, alors que les enquêteurs discutaient justement de leur plan d'action contre Anonymous, LulzSec, AntiSec et d'autres groupes de hackers.
L'enregistrement était accompagné de la copie d'un e-mail envoyé par le FBI à plusieurs confrères situés en Grande-Bretagne, Suède, Irlande, Allemagne, et même France. Deux agents d'Europol étaient également mis en copie.
Trois agents français rattachés au ministère de l'intérieur ont reçu le courrier daté du 13 janvier, qui signalait l'organisation de cette conférence téléphonique le 17 janvier. Quelques jours plus tard, le 26 janvier, trois internautes suspectés d'appartenir au mouvement Anonymous étaient arrêtés et placés en garde à vue par la DCRI (Direction Centrale des Renseignements Intérieurs), sans qu'il soit possible de faire de lien entre les deux évènements.
L'e-mail livrait le numéro de téléphone du standard, et le code d'accès à saisir pour participer à la conversation. Au début de l'enregistrement diffusé par Anonymous, on peut d'ailleurs entendre le standard automatique et la confirmation du code d'accès, ce qui laisse supposer que les Anonymous ont eu accès à l'e-mail pour enregistrer eux-mêmes la conversation :
Dans cette conversation de 17 minutes, les agents discutent de la surveillance des Anonymous et d'autres groupes de "hackers", des dates d'arrestation prévues et de certaines preuves détenues par les enquêteurs.
Le FBI a confirmé l'authenticité de l'enregistrement, en précisant bien sûr qu'il allait mener une enquête pour en trouver l'origine. Toute la question est désormais de savoir si les Anonymous détiennent uniquement cet e-mail et cet enregistrement (et alors comment l'ont-ils obtenu sauf à bénéficier de la complicité d'une taupe ?), ou s'ils suivent l'enquête qui les concerne depuis plus longtemps et conservent d'autres éléments qui ne demandent qu'à être publiés.
"Le FBI devrait se demander comment nous arrivons à lire leurs communications internes depuis quelques temps maintenant", a publié AnonymousIRC sur Twitter. Info, ou intox ? Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Feb 4 2012, 07:19 AM
Le pére et son fils pirataient des données bancaires. Ils risquent aujourd´hui la prison à vie. Un tribunal de New York a inculpé mardi dernier un hacker russe et son fils pour avoir piraté des comptes bancaires, dérobé des numéros de cartes de crédit et volé plusieurs centaines de milliers de dollars. Le père, qui a plaidé non coupable, avait été arrêté en Suisse. L'acte d'accusation, qui date de 2007, a été rendu public au lendemain de l'extradition du père de Suisse vers les Etats-Unis. Le Moscovite avait été arrêté en mars à Zurich. Les documents judiciaires publiés ne précisent pas la date de son arrivée en Suisse ni les raisons de sa venue. Son fils reste, lui, en liberté.
Les deux hommes doivent faire face à huit chefs d'inculpation pour fraude et d'un pour conspiration. Agé de 54 ans, le père a plaidé non coupable mardi, par la voix d'un avocat commis d'office. Il risque la prison à vie s'il est reconnu coupable. Les deux suspects sont accusés d'avoir conçu «une multitude de plans» entre 2004 et 2005, notamment pour voler des numéros de cartes de crédit et pirater des comptes bancaires aux Etats-Unis. Ils ont dérobé «des centaines de milliers de dollars», a déclaré Janice Fedarcyk, vice-directrice du FBI à New York. (ats)
Dernier message écrit par : poisch le Feb 3 2012, 01:44 PM
4 mois ferme, plus de 77 000 euros d´amende. Sept pirates de film du nord de la France condamané par le Tribunal de Béthune. Le moins que l'on puisse dire est que le tribunal a eu la main lourde à l'encontre de sept internautes, copieurs et diffuseurs de films contrefaits. L'affaire a débuté en 2006 à la demande de l'ALPA, l'Association de Lutte contre le Piratage Audiovisuel et deux majors du cinéma. Les gendarmes du Pas-de-Calais ont remonté la piste d'internautes copieurs. Des adeptes de films qui utilisaient plus que le P2P.
Parmi leurs complices, un projectionniste de Bordeaux qui interceptait le son des films récupérés aux USA. La petite bande fusionnait l'ensemble et s'échangeaient une copie française toute fraîche. Le Tribunal de Béthune vient de conclure cette affaire. Jeudi après-midi, les sept hommes ont été condamnés de 2 mois avec sursis à 4 mois ferme.
L'amende et salée, 77.500€ pour 7.500 logiciels et 3.500 films piratés. Une amende moindre que celle écopée par le pirate de DAX qui lui va devoir payer 373.500€ d'amende (Il a fait appel, NDLR). Il a aussi écopé de 9 mois de prison avec sursis.
Bref, tout ceci reste cher payé même si les pertes sont évidentes. Comme nous avons pu l'expliquer sur France 3, avec l'un des auteur de la vidéo "Bref, MegaUpload est fermé", si des internautes sont prêts à payer pour MegaUpload, les majors devraient peut-être, enfin, réflechir au fait qu'un abonnement, inclu par exemple dans le paiement de la connexion Internet, est une solution qui pourrait être rentable et efficace.
Le site internet du ministère grec de la Justice a été attaqué aujourd’hui par Anonymous pour protester contre la politique d’austérité de ce pays et son adhésion à ACTA, traité international contre la contrefaçon. « Vous faites peser une nouvelle dictature sur votre peuple en permettant aux banquiers et aux monarques de l’Union européenne de le réduire en esclavage à la fois politiquement et économiquement », explique une déclaration que l’on peut lire sur le site web du ministère. « La démocratie est née dans votre pays et maintenant vous la tuez »
Sous la férule de l’UE et du FMI, le gouvernement d’Athènes a mis en place un plan très sévère de restrictions économiques, et la Grèce, qui se retrouve avec près de 900 000 chômeurs, affronte une grave récession. Les Anonymous à l’origine de l’attaque menacent par ailleurs de rendre inutilisables les sites du ministère, mais aussi ceux des médias du pays, jusqu’à ce que la Grèce se retire de l’Accord commercial anticontrefaçon (ACTA), signé le 26 janvier et qui crée des normes internationales pour la protection de la propriété intellectuelle et des droits d’auteur.
La Grèce est l’un des 22 pays de l’UE à avoir contresigné ce texte multilatéral, dépeint par ses opposants comme une atteinte potentielle grave à la liberté d’expression et aux droits des utilisateurs de la Toile. « L’ensemble des médias grecs seront la prochaine cible », a prévenu Anonymous, affirmant détenir « la plupart des mots de passe internes des sites web des médias » en question. Une menace qui peut sembler surprenante, plusieurs déclarations d’Anonymous ayant indiqué par le passé ne pas vouloir s’attaquer aux médias. Mais il ne s’agit pas d’un groupe centralisé qui suit une ligne unique, et dans le cas présent, les acteurs de l’offensive peuvent tout à fait décider de suivre leur propre stratégie.
La police grecque a fait savoir qu’elle tentait de repérer d’où venait l’attaque cybernétique : « L’enquête est en cours. Nous sommes en train de remonter la piste électronique ».
Ces jours-ci résonnent désagréablement les téléphones portables de cinéastes, d’acteurs, de producteurs et autres personnalités de la culture ; à l’autre bout de la ligne, des voix anonymes, furibardes, les bombardent de noms d’oiseaux… Les intéressés dénoncent des «menaces», des «intrusions dans l’intimité», des «intimidations» ; l’un d’eux aurait même été menacé de mort.
Les responsables de ces attaques par téléphone ou mail ? Anonymous, regroupement protéiforme d’activistes qui, dans la rue, se parent du masque popularisé par le film V pour Vendetta. Ils sont fous de rage depuis la fermeture de MegaUpload et, surtout, la récente entrée en vigueur d’une législation espagnole contre la piraterie. La loi Sinde (l’équivalent d’Hadopi en France), du nom de l’ancienne ministre de la Culture socialiste Angeles González-Sinde, veut «protéger la propriété intellectuelle» et prohiber «le téléchargement gratuit d’œuvres via des sites illégaux», en particulier des films de cinéma.
Le tout nouveau ministre de la Culture, le conservateur José Ignacio Wert, a permis son entrée en vigueur en annonçant la fermeture «sous peu» de tous les sites permettant de télécharger musique, films ou séries.
Comme mesure de rétorsion, relayée par Twitter, des membres d’Anonymous-Espagne (ils seraient entre 1 000 et 2 000) en colère ont fait fuiter sur le Net des informations confidentielles de personnalités (ministres et représentants du monde du cinéma), domiciles, numéros de téléphone fixes ou mobiles, mails… D’où cette pluie d’injures.
Jusqu’alors, les représailles se limitaient à des cyberattaques contre des pages officielles, comme celle du ministère de la Culture. Les révoltés masqués ont annoncé une autre attaque le 19 février, lors de la cérémonie des Goya, les oscars espagnols. Et menacé de publier les «informations privées d’autres personnes de renom», si d’aventure celles-ci prenaient publiquement parti pour la loi Sinde. Ce qui leur vaut cette charge de l’acteur et scénariste Carlos Bardem (frère du célèbre Javier) : «Ces agressions sont d’inspiration fasciste. Oui, je suis contre la piraterie et je suis aussi internaute qu’eux. Dans l’histoire, les changements se font grâce à gens qui agissent à visage découvert.»
La Parisienne Libérée, dont certains ont peut-être découvert les talents grâce aux émissions web d'Arrêt sur Images, publie désormais chaque semaine sur Mediapart une chanson sur un thème d'actualité, avec des textes toujours engagés et très bien écrits. Cette semaine, La Parisienne Libérée s'est intéressée à l'accord ACTA, qui vient d'être signé par l'Union Européenne, non sans rebondissements (d'abord la démission du rapporteur au Parlement Européen, puis le méa culpa spectaculaire d'une diplomate).
Le résultat reflète avec un art de la synthèse admirable la manière dont l'accord a été négocié, et le contenu qui avait été envisagé avant que le texte ne soit largement corrigé sous la pression civile.
Le chanteur et guitariste canadien Neil Young estime que le piratage sur Internet est en fin de compte la même chose que l'enregistrement de musique diffusée à la radio. C'est de cette manière que les nouvelles découvertes musicales se font. Cependant, Neil Young est persuadé que ce n'est pas une fatalité. L'industrie du disque a les moyens de répondre au piratage autrement que par la répression : il suffit de proposer une offre légale au moins équivalente à ce qui est disponible illégalement
C'est une déclaration qui ne manquera pas d'être abondamment commentée. Convié à une conférence organisée par All Things D, le chanteur et guitariste canadien Neil Young a tenu un discours sur le piratage et Internet quelque peu différent de la position traditionnellement défendue par l'industrie de la musique en général, et les maisons de disques en particulier.
"Je considère Internet comme une nouvelle radio" a avancé l'artiste, estimant que la radio d'autrefois, celle qu'il a en mémoire, a disparu. À la place, il y a désormais le téléchargement illicite. "C'est de cette façon que la musique se propage". Les internautes ne passent plus par les stations FM pour découvrir de nouveaux artistes, de nouveaux talents ou de nouveaux genres.
Bien entendu, il y a une différence de taille entre les radios FM et Internet. En France, les premières bénéficient d'une licence obligatoire leur donnant l'autorisation de diffuser tous les titres qu'elles souhaitent, à condition de rémunérer les titulaires de droits aux tarifs négociés collectivement. Un tel mécanisme n'existe pas avec Internet.
Les radios versent à la SPRE ce qu'elles doivent pour les droits voisins (producteurs, artistes-interprètes), qui redistribue ensuite aux quatre SPRD (SCCP, SPPF, ADAMI et SPEDIDAM), qui elles-mêmes redistribuent aux ayants droit. Par ailleurs, les stations FM paient également une rémunération à la Sacem, qui se charge ensuite de la reverser aux auteurs et compositeurs.
L'offre légale de qualité, la meilleure arme contre le piratage
De ce constat, Neil Young s'interroge alors sur la qualité de l'offre légale. À quoi bon se battre contre le phénomène du piratage si dans le même temps le catalogue proposé aux internautes n'est pas au niveau ? Si la musique proposée sur les plates-formes n'est pas d'une qualité technique supérieure, c'est-à-dire présentant un excellent format audio, que ce qui est disponible sur Internet, alors c'est inutile.
La meilleure manière de contrer le téléchargement illicite est de proposer une jolie carotte à l'internaute et non pas de le menacer avec un bâton. C'est la valeur ajoutée offerte par le service qui sera la meilleure réponse au piratage. Cela n'éradiquera pas le piratage, mais cela conduira des consommateurs à sortir leur porte-monnaie au lieu de se rendre sur BitTorrent ou sur un hébergeur spécialisé.
Ce n'est pas en se dispensant d'un véritable effort sur la qualité des produits proposés à la vente que l'industrie du divertissement redressera la barre. Il suffit de voir les comparatifs en la matière. En 2007, Gizmodo avait comparé une vidéo téléchargée sur un réseau P2P et celle achetée sur iTunes. Même série, même épisode. La différence était alors flagrante.
Dans le domaine de la musique en ligne, le format le plus commun est le MP3. Et pour cause, son algorithme de compression permet de réduire drastiquement la taille du fichier au prix de quelques sacrifices. En effet, certaines données sont détruites au cours du processus. Lorsque le haut débit était encore rare, le MP3 était donc bien plus pratique que d'autres formats plus lourds.
Pour Neil Young, le MP3 sur Internet est donc, d'une certain façon, équivalente à la mauvaise qualité sonore accessible via la radio. Maintenant que le haut débit est généralisé, le chanteur canadien invite l'industrie de la musique à passer rapidement à la "qualité CD" sur Internet, c'est-à-dire à proposer de nouveaux formats, de meileure qualité, pour couper l'herbe sous le pied du piratage.
C'est par ce côté que l'industrie musicale doit répondre au piratage. Neil Young en est en tout cas persuadé : c'est par la qualité et la valeur ajoutée que le téléchargement illicite sera combattu le plus efficacement. Car en fin de compte, ce phénomène n'est que la conséquence de l'inadaptation de ces anciennes industries à l'ère numérique.
Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Feb 3 2012, 01:16 PM
Qui aurait un disque dur de 25 millions de gigas à prêter à MegaUpload ? La question est urgente, puisque la justice américaine pourrait laisser deux des entreprises qui louent leurs serveurs à l’ex-géant du direct download récupérer leurs biens dès jeudi, faute d’être payées pour ce service. Un paiement qui ne risque pas d’intervenir, puisque les avoirs financiers de MegaUpload ont été gelés, et que la demande de ses avocats sur ce sujet a été déboutée.
Un document ajouté au dossier vendredi par le bureau du procureur du district américain de Virginie orientale, cité par l’agence AP, autorise donc désormais Carpathia Hosting et Cogent Communications Group à effacer leurs serveurs dans un peu plus de deux jours. Ce dernier loue 36 serveurs à MegaUpload en France et à Washington, tandis que Carpathia fournit la majeure partie de l’espace nécessaire au stockage des données de quelque 50 millions d’utilisateurs, dans un millier de serveurs localisés en Amérique du Nord. Selon ce même document, les enquêteurs ont déjà copié des données depuis ces serveurs et ont donc exécuté leur mandat. Aucune information n’a par contre été communiquée au sujet des quelque 700 serveurs loués par Leaseweb aux Pays-Bas.
Quant aux utilisateurs qui menacent de porter plainte pour destruction de données personnelles, un porte-parole du ministère de la Justice américain leur avait la semaine dernière conseillé de relire les conditions d’utilisation de MegaUpload (qui sont inaccessibles aujourd’hui, même en cache, pratique...). « MegaUpload informait expressément ses utilisateurs qu’ils n’ont aucune propriété sur les fichiers qui se trouvent sur ses serveurs. Ils assument donc le risque de les perdre ou de ne pas pouvoir y accéder, et acceptent que MegaUpload puisse stopper ses activités sans les en informer. »
Difficile de savoir aujourd’hui ce qu’il va advenir des données des serveurs MegaUpload aux Etats-Unis, au Canada et aux Pays-Bas. Selon l’avocat de l’entreprise, Ira Rothken, MegaUpload est actuellement en négociation avec les propriétaires des fermes de serveurs. « Pour ce qui est de la France, si un accord n’est pas trouvé, Cogent ne pourra toutefois pas décider seul d’effacer ses serveurs, explique Gilles Vercken, avocat spécialisé dans les nouvelles technologies. C’est la justice française qui doit prendre la décision, ou décider d’appliquer une décision de la justice d’un autre pays en vertu d’accords de coopération. En général, le moyen le plus simple est ensuite de copier le disque dur concerné avant de l’effacer. La preuve est ainsi conservée. »
Sauf que dans le cas de MegaUpload, la preuve fait 25 millions de gigas... « Oui, le poids logistique est trop lourd pour la justice. Mais un bien qui a été saisi doit servir lors du procès, on ne peut pas détruire une preuve. La justice peut donc faire des constatations sur ces preuves, copier une partie des données, ce qui permet de les produire lors d’un procès. » C’est ce qui a déjà été fait aux Etats-Unis.
La Cour Suprême de Suède ayant refusé d'examiner le recours déposé par les administrateurs de The Pirate Bay, les sanctions lourdes prononcées par la cour d'appel deviennent quasi définitives. Peter Sunde, l'ancien porte-parole du site de liens BitTorrent et activiste pour la défense des libertés sur Internet, ne regrette rien. Mieux, il se définit en martyr d'une cause qu'il appelle à défendre avec toujours plus de vigueur.
The Pirate Bay n'aura pas droit à un troisième procès en Suède. Après les condamnations en première instance et en cour d'appel, et alors que l'affaire pose de véritables questions juridiques sur la nature d'un lien BitTorrent et d'un moteur de recherche, la Cour Suprême a refusé d'examiner le recours déposé par les administrateurs du plus célèbre des sites suédois. Les peines de quatre à dix mois de prison ferme prononcées contre Peter Sunde, Gottfrid Svartholm, Fredrik Neij et Carl Lundström sont donc maintenues, au moins dans leur prononcé. En pratique, les modalités d'application des peines en Suède pourraient dispenser les condamnés d'un séjour derrière les barreaux. Reste aussi la possibilité d'un recours devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
Réagissant à la nouvelle, l'ancien porte-parole de The Pirate Bay, Peter Sunde, a indiqué que les accusés n'étaient pas surpris par cette annonce. Il juge très durement la justice suédoise. "Les jugements précédents ont été remplis de corruption", écrit Peter Sunde, qui rappelle l'historique très polémique de l'affaire :
Des pressions commerciales mises par les Etats-Unis sur la Suède pour déclencher les poursuites pénales ; L'embauche par Warner Bros d'un policier en charge de l'enquête ; La désignation comme juge de première instance d'un magistrat membre de lobbys pro-copyright ; Le refus de révision du procès de première instance, prononcé par un juge lui-même membre d'une association dans laquelle figuraient les principaux avocats de l'accusation ; La désignation en cour d'appel de deux juges membres d'organisations de défense du droit d'auteur, sur les trois juges de l'affaires ;
"Il était clair pour nous que la Cour Suprême - où beaucoup des juges gagnent beaucoup d'argent avec leurs propres droits d'auteur - serait difficile à convaincre d'entendre notre affaire", se résigne Peter Sunde.
L'ancien porte-parole de The Pirate Bay se livre ensuite à un plaidoyer pour son action et ceux de ses amis, qu'il ne regrette absolument pas. Pour lui, TPB est avant tout une aventure politique, pas un site qui permet de pirater des oeuvres pour consommer gratuitement :
La Suède dit de belles choses sur le soin qu'elle porte aux Internets. Elle dépense beaucoup d'argent et de temps à aider des activistes à travers le monde. Mais qui sont ces gens qu'elle est si fière d'aider ? TPB a été l'un des mouvements les plus importants en Suède pour la liberté d'expression, en travaillant contre la corruption et la censure. Toutes les personnes impliquées dans TPB ont à un moment ou un autre été impliqués dans toutes sortes de choses, des célèbres "projets de leaks" à l'aide apportée au printemps arabe. Nous avons combattu la corruption à travers le monde entier. Nous avons promu l'égalité des chances entre les nations pauvres tout autour du globe. Nous avons écrasé le monopole de l'information. Nos proches, dont beaucoup qui ont aidé à construire TPB, ont été mentionnés comme possibles lauréats du prix Nobel de la paix. Je ne me vante pas - je dis ceci pour m'assurer que les gens comprennent qui fait ce qui est bien ici. Je n'ai pas vu l'industrie du divertissement aider quiconque d'autre qu'elle-même.
En plus de la prison ferme, les condamnés de The Pirate Bay sont aussi condamnés à payer solidairement 5 millions d'euros de dommages et intérêt. Mais "même si le résultat final (qui n'est pas encore connu) n'est pas favorable à ma situation personnelle, le but ultime pour lequel nous nous battons est beaucoup plus important que les luttes personnelles de quelques individus", assure-t-il. Peter Sunde et ses amis se veulent les martyrs d'une cause commune. "J'arriverai à vivre en sachant que je ne serai pas riche - ce qui est facile quand de toute façon vous n'êtes pas riche - pour le restant de mes jours. J'arriverai à vivre quelle que soit la sentence que j'aurai au final. Le combat continue avec ou sans moi, je suis juste un pion. Mais au moins je suis un pion placé du côté moral".
Peter Sunde termine son billet par un appel au boycott. "J'appelle chacun à s'assurer que l'industrie du divertissement ne réalise plus aucun bénéfice grâce à eux. Arrêtez de voir leurs films. Arrêtez d'écouter leur musique. Assurez-vous de trouver des voix alternatives pour la culture (...) Agissez toujours en conscience et maintenez une ligne dure de kopimi". Du nom de la religion du copier-coller. Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Feb 1 2012, 04:27 PM
La cour suprême suédoise n'examinera pas le cas de The Pirate Bay, rendant ainsi les peines prononcées en cours d'appel définitives. C'est désormais vers les tribunaux européens que devraient se tourner les responsables de The Pirate Bay.
La longue épopée judiciaire de The Pirate Bay touche à sa fin. Démarrée en 2006 avec la saisie des serveurs par la police suédoise, elle a connu son climax l'an dernier avec le procès très médiatisé des trois administrateurs de la plate-forme (Peter Sunde, Gottfrid Svartholm, Fredrik Neij) et de l'homme d'affaires Carl Lundström. Six ans plus tard, la cour suprême suédoise vient d'y mettre un point final.
Le pourvoi déposé par trois des quatre accusés (Gottfrid Svartholm étant introuvable) a en effet été rejeté par la juridiction, rapporte Torrentfreak. Les décisions de justice rendues en première et deuxième instance ne seront donc pas renversées par la cour suprême. Autrement dit, les sanctions rendues par la justice suédoise deviennent définitives.
Lors de la procédure d'appel, Peter Sunde, Fredrik Neij et Cal Lundström ont été condamnés à des peines de prison allant de quatre à dix mois de prison selon leur degré d'implication. Ce sont des sanctions plus légères que celles rendues en première instance. À l'époque, chacun des accusés avait été condamné à douze mois d'emprisonnement.
Les dommages et intérêts fixés par la cour d'appel ont en revanche été plus sévères que ceux prononcés par le tribunal. Les sommes sont passées de trois millions d'euros en première instance à cinq millions lors du second procès. Gottfrid Svartholm, absent lors du procès en appel, a été condamné par contumace aux sanctions déterminées lors du jugement en première instance.
Selon Torrentfreak, les trois coupables pourraient échapper à la prison. Selon le système judiciaire suédois, il est manifestement possible de retirer douze mois d'emprisonnement pour toute peine dont l'affaire remonte à plus de cinq ans. Or, les peines de prison déterminées en deuxième instance pour Peter Sunde, Fredrik Neij et Cal Lundström n'excèdent pas dix mois.
Et maintenant ? Si les recours en Suède sont désormais épuisés, c'est à l'échelle européenne que les aventures judiciaires de The Pirate Bay pourraient se poursuivre. C'est en tout cas ce qu'avait expliqué Peter Sunde, l'ancien porte-parole de la plate-forme. Celui-ci avait manifesté son désir de déposer un recours auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme. Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Feb 1 2012, 04:24 PM
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