Evénements du calendrier à venir dans les 5 prochains jours
Il n'y a aucun événement à venir
Statistiques
Nos (5,492) membres ont écrit un total de 1,326 messages Le membre le plus récent est lang6 Le nombre maximum d'utilisateurs en ligne simultanément a été de 68 le Aug 25 2008, 04:50 PM
La condamnation de Logistep, dont l'activité de traque du piratage a été jugée illicite par la justice suisse, la SUISA s'interroge ouvertement sur la possibilité de légaliser le téléchargement et le partage de la musique, contre rémunération.
La décision prise par le tribunal fédéral suisse de déclarer illicite la collecte d'adresses IP sur les réseaux P2P pourrait avoir des répercussions importantes sur la stratégie des ayants droit. Interrogée par Le Matin, la SUISA, la société suisse des auteurs et compositeurs de musique, a reconnu que "le jugement risque de jouer un rôle dans les décisions politiques futures".
Son directeur Vincent Salvadé envisage deux scénarios, en expliquant que les musiciens représentés par la Sacem suisse sont divisés sur l'option à privilégier. "Soit on révise la loi et on permet le contrôle des adresses IP des internautes qui téléchargent illégalement, soit on légalise en trouvant des solutions de rémunération alternatives pour les artistes", explique-t-il. "Il faut que des études soient faites, notamment d’un point de vue économique".
La voie de la licence globale, qui légaliserait le partage de fichiers en contrepartie du paiement d'une rémunération indirecte (telle que la taxation des abonnements à Internet), est de plus en plus sérieusement envisagée du côté des auteurs et compositeurs, alors qu'elle reste tabou chez les producteurs.
En France, sans le dire ouvertement, la Sacem s'est aussi préparée à cette éventualité dans le cas où l'Hadopi s'avérait faire un flop dans son objectif de lutte contre le piratage et de développement de la consommation légale d'oeuvres culturelles. Elle a déjà commencé depuis plusieurs années à militer en faveur de la taxation des FAI et des moteurs de recherche, sans accepter néanmoins la contrepartie essentielle que serait la légalisation des échanges d'oeuvres musicales.
L'idée intermédiaire, privilégiée, serait a minima d'organiser la licence de gestion collective obligatoire proposée par la rapport Zelnik, qui dynamiserait le marché de l'offre légale. D'abord enterrée sous la pression des grandes maisons de disques, le projet a refait surface après la mort de Jiwa, qui a mis au jour les difficultés des start-up sur le marché musical. Emmanuel Hoog a été nommé médiateur sur le sujet, et trois réunions sont prévues au ministère de la Culture les 16 septembre, 30 septembre et 28 octobre. Parallèlement, le Parlement organise la semaine des auditions sur la répartition des droits d'auteur. Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Aujourd'hui, 12:56 PM
Si l'opération de police survenue cette semaine est spectaculaire par sa mise en oeuvre, elle est restée néanmoins circonscrite à une portion très limitée du warez sur Internet. De plus, les sites de liens BitTorrent n'ont pas été affectés par ce raid anti-warez. Reste à savoir quel sera l'impact de l'opération sur les échanges de fichiers protégés par le droit d'auteur.
Cette semaine, une opération de police paneuropéenne était déclenchée dans quatorze pays européens. Soutenues par les agences Europol et Eurojust, les forces de l'ordre avaient pour mission de stopper l'activité de quatre groupes spécialisés dans le piratage des contenus protégés par la propriété intellectuelle. Cette opération spectaculaire était la conséquence d'une enquête ouverte il y a maintenant deux ans par la justice belge.
Au total, près de 50 serveurs ont été perquisitionnés pas les autorités, et dix personnes ont été arrêtées. Dans un communiqué, la police belge avait mis en avant la grande responsabilité de ces quatre groupes, affirmant qu'ils étaient responsables d'une perte estimée à 6 milliards d'euros à l'échelle planétaire.
Une estimation que nous avions alors trouvé très haute, laissant croire que le mode de calcul pour chiffrer le préjudice était l'habituelle, mais erronée, équation " un téléchargement = une vente perdue ".
Cependant, une certaine confusion a entouré ce raid anti-warez. En effet, alors que l'intervention des forces de police ciblait officiellement et exclusivement les groupes de la scène warez, des sites de liens BitTorrent de premier plan, comme The Pirate Bay, ont connu quelques perturbations au même moment. De quoi laisser croire que les sites spécialisés dans les fichiers .torrent étaient également concernés.
Aujourd'hui, Torrentfreak a obtenu des retours positifs de la part de The Pirate Bay et BT Junkie. Manifestement, les difficultés temporaires pour accéder à The Pirate Bay étaient une simple coïncidence, puisque les administrateurs procédaient à une mise à jour matérielle de leur infrastructure. Pour le second, aucune indisponibilité du site n'est à déplorer.
Il sera intéressant de mesurer le véritable impact de l'intervention des polices européennes sur le peer-to-peer et le trafic des contenus piratés. Dans son communiqué, la police belge avait estimé que les 4 groupes visés par la justice étaient responsables "de la mise à disposition de 80 % de la production néerlandaise ou de production en langue étrangère sous-titrée en néerlandais". Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Aujourd'hui, 12:04 PM
Le gouvernement va "relever" à 19,6% la totalité de la TVA des offres alliant internet, télévision et téléphone fixe à 19,6%, a annoncé le ministre du Budget François Baroin dans un entretien à paraître jeudi dans le quotidien Les Echos. "Les demandes de Bruxelles nous conduisent à relever ce taux à 19,6% pour les offres triple play", a-t-il déclaré, tout en ajoutant que les arbitrages n'étaient "pas totalement rendus". Le ministère de l'Economie avait auparavant affirmé mercredi à l'AFP que Bercy soumettrait cette solution à l'Elysée "dans les prochains jours", précisant que cela rapporterait "plusieurs centaines de millions d'euros" de recettes supplémentaires à l'Etat. François Baroin n'a pas chiffré les recettes attendues de la mesure. Le nouveau dispositif figurera dans le projet de budget pour 2011 qui doit être présenté fin septembre. La moitié de la facture des abonnés aux "box internet" était jusqu'ici soumise à un taux de TVA réduit de 5,5%, l'autre moitié était imposée au taux normal de 19,6%. Mais en mars, la Commission européenne a mis en demeure la France de modifier son dispositif. Le taux réduit de 5,5% n'est en effet autorisé que pour les services de télévision. Or Bruxelles estime que ce cela ne représente pas la moitié de la facture de ces offres appelées "triple play". Le ministre du Budget a dit que la "priorité" du gouvernement était "aussi et surtout de protéger le financement du cinéma", auquel les fournisseurs d'accès à internet mais aussi Canal + avaient accepté de contribuer en échange de la TVA réduite. "Je pense que le cinéma devrait sortir renforcé des arbitrages définitifs", a-t-il affirmé, sans plus de précisions. Le directeur général de la Fédération française des télécoms Yves Le Mouël a déclaré mercredi à l'AFP que la hausse de la TVA sur les "box" entraînerait la remise en cause, par les opérateurs, de leur participation au financement de la création audiovisuelle et cinématographique.
Dernier message écrit par : poisch le Aujourd'hui, 08:00 AM
Après une audience qui a tourné au procès de la loi Hadopi, au delà du simple vice de procédure soulevé par l'opérateur FDN, le Conseil d'Etat a indiqué qu'il rendrait sa décision de suspendre ou non l'exécution des décrets attaqués mercredi prochain.
Comme nous l'indiquions ce midi, c'est à 17 heures ce mercredi que le Conseil d'Etat tenait audience du recours exercé par le fournisseur d'accès associatif FDN contre deux décrets d'application de la loi Hadopi. Il était surtout reproché au gouvernement de ne pas avoir pris avis de l'Arcep, alors que la loi impose cet avis pour tous les décrets relatifs aux opérateurs de télécommunication.
Grâce aux notes tweetées par @Turblog, nous avons pu suivre en direct l'audience de FDN au Conseil d'Etat, dont le verdict pourrait suspendre la riposte graduée.
Appelé le premier à s'exprimer, le Président de FDN Benjamin Bayart a profité de son intervention pour énoncer les principales critiques adressées à la loi Hadopi, au delà du vice de procédure soulevé dans son recours. Il a ainsi dit toute la difficulté de démontrer le manque de sécurisation sans renverser la charge de la preuve, et rappelé qu'à ce jour il n'y avait toujours aucun moyen de sécurisation labellisé par l'Hadopi.
L'essentiel des discussions a néanmoins porté sur le coût de mise en oeuvre de l'Hadopi pour le FAI. Car il fallait démontrer que l'absence de consultation de l'Arcep, qui aurait pu informer le gouvernement sur les charges que fait porter la loi sur les opérateurs, cause un préjudice au fournisseur d'accès. Le vice de procédure seul n'est pas suffisant, encore faut-il qu'il ait une incidence suffisamment grave pour justifier de la suspension du décret.
En réponse, le ministère de la Culture a d'abord indiqué que la loi n'aurait aucun impact pour FDN si ses abonnés ne piratent pas, ce qui à peu le degré zéro de l'argumentation. Il a ensuite invité l'opérateur associatif à créer une interconnection informatisée avec l'Hadopi, pour réduire les coûts d'identification des abonnés en évitant des traitements manuels. Par ailleurs, faute d'évaluation financière présentée par FDN, le ministère a contesté le caractère d'urgence financière de la demande de suspension de la riposte graduée.
Sur la question principale du vice de procédure, la rue de Valois a plaidé que le fait que le décret s'applique aux opérateurs n'emporte pas l'obligation de consulter l'ARCEP. La loi sur les télécommunications donne en effet obligation de consulter l'Arcep pour les textes réglementaires "relatifs au secteur des communications électroniques", ce qui crée une légère ambiguïté. Il assure que nombre de décrets touchant aux opérateurs n'ont pas donné lieu à consultation de l'Arcep. Mais l'argument semble léger tant l'ensemble de la loi et du décret attaqué vise clairement les opérateurs, et s'adresse à eux.
De son côté, le ministère de la Justice, qui est très peu intervenu, a contesté la représentativité de FDN, en rappelant que l'association d'une centaine d'adhérents n'est pas jointe à l'action par les principaux FAI et leurs millions de clients. Comme si "les petits" n'avaient pas le droit de défendre leurs droits.
Une discussion de fond, sur la nature juridique des e-mails, a par ailleurs eu lieu. Le ministère de la Culture défendant l'idée qu'il s'agit de simples "rappels à la loi" sans incidence pénale, tandis que FDN estime qu'ils sont partie intégrante de la procédure pénale dès lors que la négligence caractérisée n'est constituée qu'à la condition qu'au moins un avertissement fut envoyé. La discussion n'est pas neutre, dès lors que la circulaire adressée aux procureurs les invite à ne pas enquêter sur la matérialité des faits reprochés.
Verdict dans une semaine, le mercredi 15 septembre. Il serait de très mauvais goût que les premiers e-mails partent d'ici là. Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Hier, 06:15 PM
C'est une opération spectaculaire menée par les polices de quatorze pays européens. Hier et aujourd'hui, une cinquantaine de serveurs ont été saisis et dix personnes interpellées dans le cadre d'une enquête ouverte en Belgique il y a deux ans. Selon la police belge, ces individus arrosaient l'Internet mondial avec des contenus piratés. Ils seraient responsables d'un manque à gagner, pour l'industrie culturelle, de 6 milliards d'euros.
C'est un gros coup de filet réalisé hier et aujourd'hui par les forces de police européennes. Démarrée ce mardi, l'opération "Top Site" avait pour objectif de porter un coup critique à la scène warez située en Europe. Au total, des perquisitions et des arrestations se sont déroulées dans quatorze pays européens, qui ont tous contribué à l'enquête ouverte par la justice belge il y a maintenant deux ans.
Dans un communiqué de presse publié aujourd'hui, la police belge a déclaré que "l’enquête a permis d’identifier les 4 groupes les plus importants responsables de la mise à disposition sur Internet de 80 % de la production en langue néerlandaise ou de production en langue étrangère sous-titrée en néerlandais". Les agences européennes EUROPOL et EUROJUST ont été mises à contribution dans cette affaire.
Parmi les pays impliqués, nous retrouvons notamment l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Croatie, la France, la Hongrie, l'Italie, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, la République Tchèque, le Royaume-Uni et la Suède. Une opération qui a nettement dépassée les frontières de l'Union européenne, avec la présence de pays comme la Croatie et la Norvège.
C'est cette même opération qui a conduit à la perquisition dans les locaux de PRQ, un hébergeur suédois. Comme nous l'écrivions hier, le prestataire technique s'est illustré par le passé en hébergeant le portail de liens torrent The Pirate Bay et le site militant spécialisé dans la fuite d'informations WikiLeaks. PRQ avait également défrayé la chronique en hébergeant un forum de discussion sur la pédophilie.
Dans le détail, près de cinquantaine serveurs ont été saisis. Toujours selon le communiqué diffusé par la police belge, "10 personnes ont été interpellées en Belgique, en Norvège, en Pologne et en Suède. Il s’agit des leaders des 4 groupes sur laquelle l’enquête se concentrait".
Cinq d'entre elles sont Belges, et ont été placées sous mandat d'arrêt pour participation à "une organisation criminelle, piraterie, fraude informatique et hacking". Au total, "l’activité de ces 4 groupes en terme de piratage de films représenterait une perte estimée à 30 millions d’euros en Belgique et jusqu’à 6 milliards d’euros au niveau mondial".
Une perte qui n'en est pas vraiment une. Il s'agirait plutôt d'un manque à gagner pour les industries culturelles, à supposer qu'un téléchargement illégal représente une vente perdue. C'est un mode de calcul erroné, mais qui a malheureusement servi de base de travail pour l'étude de Tera Consultants Une étude qui a ensuite permis à Michel Barnier, commissaire européen, d'affirmer que le piratage cause d'importants dégâts pour les industries et détruit des centaines de milliers d'emplois.
Cette opération n'est pas sans rappeler celle menée aux États-Unis cet été. À l'époque, les autorités américaines avaient obtenu le démantèlement de neuf sites accusés de favoriser la diffusion de contenus piratés. Cette opération fut menée par l'U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE), un organe du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis. Elle s'est inscrite dans la politique de défense vigoureuse d'Obama en matière de propriété intellectuelle. Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Hier, 05:15 PM
La collecte d'adresses IP sur les réseaux P2P est illicite en Suisse. Dans une procédure exceptionnelle réunissant cinq juges, le tribunal fédéral suisse a estimé que l'activité anti-piratage de la société Logistep ne reposait sur aucune base légale. Son directeur pourrait être arrêté et poursuivi pénalement.
Le verdict est tombé, et il fait de la Suisse un paradis juridique pour les téléchargeurs. Mercredi, le tribunal fédéral a jugé que l'activité de la société Logistep était illicite, et a décidé d'ouvrir des poursuites pénales à son encontre. L'arrestation du directeur a même été demandée. Logistep était poursuivie par le Préposé à la protection des données, l'équivalent suisse de la CNIL, pour sa collecte d'adresses IP de pirates présumés sur les réseaux P2P. Les adresses IP étaient revendus aux ayants droit pour leur permettre de menacer les abonnés de poursuites s'ils ne payaient pas un dédommagement de plusieurs centaines d'euros.
Par une majorité de trois juges contre deux, la plus haute juridiction suisse a estimé que l'adresse IP était une donnée personnelle, que la collecte des adresses IP ne reposait sur aucune base légale, et que l'activité de Logistep était donc une atteinte illicite à la vie privée des internautes. L'audience publique, inédite en matière de nouvelles technologies, avait été prévue pour le mois d'avril, avant d'être reportée. Il s'agit d'une procédure rare, utilisée surtout lorsque les magistrats souhaitent publier une décision de principe devant faire jurisprudence.
Alerté par l'association Razorback, le Préposé à la protection des données s'était ému, lorsque nous avions révélé l'affaire Techland en 2007, de découvrir que des adresses IP collectées par Logistep avaient été exploitées pour menacer des centaines d'internautes, notamment français. Le gendarme de la vie privée avait exigé de la société suisse qu'elle "mett(e) immédiatement fin au traitement de données qu'elle effectue", sans effet.
Dans un jugement de première instance, le tribunal administratif avait estimé que l'ampleur du piratage était telle qu'elle justifiait les moyens employés, et qu'il n'y avait pas besoin pour Logistep d'être autorisée à collecter les adresses IP sur les réseaux Peer-to-Peer. Cette décision avait scandalisé le Préposé la protection des données, qui avait interjeté appel, avec Razorback. L'association a d'ailleurs été très active sur le dossier, en fournissant notamment deux avis de droit au Préposé pour enrichir son recours.
La décision rendue ce mercredi, qui n'est pas susceptible d'appel, rend de fait la chasse aux pirates illicite en Suisse. Contrairerement au droit français qui avait été amendé en ce sens en prévision de la riposte graduée, le droit suisse ne permet pas à des acteurs privés de collecter des données relatives à des infractions.
Les relevés de Logistep avaient été utilisés en France, avant que la CNIL juge irrégulière l'exploitation qui en avait été faite par une avocate parisienne, ensuite condamnée par le Conseil de l'Ordre. On ne sait pas, aujourd'hui, qui étaient encore clients de Logistep. Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Hier, 11:21 AM
L'utilisation des iPod et des mobiles sera-t-elle bientôt encadrée dans la rue ? Rien n'est moins sûr. Toutefois, une organisation australienne, le Conseil des Piétons d'Australie, a constaté une hausse surprenante de la mortalité des piétons, alors que la mortalité liée à la circulation connait une baisse générale. Les coupables, aux yeux du Conseil, sont évidents : ce sont les appareils électroniques utilisés en pleine rue.
Après la tentative d'interdire les apéros Facebook, va-t-il falloir un jour mettre le holà sur l'utilisation des téléphones portables et des baladeurs multimédias dans la rue ? Pour l'instant, aucune personnalité politique française n'a déposé de proposition de loi allant en ce sens. En Australie cependant, la classe politique locale pourrait rapidement se pencher sur cette éventualité.
La raison ? Selon le Conseil des Piétons d'Australie (Pedestrian Council of Australia), l'utilisation de ces appareils en pleine rue serait à l'origine d'une recrudescence de la mortalité chez les piétons. Ces derniers, trop occupés à consulter leur téléphone ou à écouter de la musique, ne feraient plus vraiment attention à la circulation et s'exposeraient bien plus souvent aux accidents.
"La 'mort par l'iPod' est un phénomène relativement récent" a indiqué Harold Scruby au quotidien australien The Age. "Nous devrions nous demander pourquoi le nombre total de morts en voiture décline alors que les accidents mortels concernant les piétons continuent de progresser. Peut-être que l'écoute de ces appareils peut expliquer en partie ce phénomène.
En Nouvelle-Galles du Sud, l'un des États australiens, le nombre de piétons décédés d'un accident de circulation a augmenté de 25 %, passant de 44 morts l'an dernier à 53 en 2010, a expliqué le Sydney Morning Herald. La dernière victime est une femme de 46 ans, qui a été heurtée par une ambulance samedi dernier.
Plusieurs causes peuvent expliquer une même conséquence. Néanmoins, quelques témoins sur place ont indiqué qu'elle portait des écouteurs au moment du drame. À un volume d'écoute suffisamment élevé, elle n'aurait donc pas entendu les sirènes de l'ambulance. C'est du moins l'une des pistes envisagées pour expliquer le décès de cette femme.
Reste que le Conseil des Piétons d'Australie a d'ores et déjà entrepris une opération de communication pour sensibiliser les piétons aux dangers des appareils électroniques utilisés en pleine rue. Cependant, les habitudes prises par les Australiens d'utiliser leur mobile ou leur baladeur ne risquent pas d'être abandonnées à travers une simple campagne, aussi percutante soit-elle.
Dès lors, le Conseil des Piétons d'Australie aimerait que l'Etat prenne les choses en main. "Le gouvernement est apparemment enclin à légiférer sur une une loi pouvant faire perdre deux points aux individus qui écoutent de la musique beaucoup trop fort, mais n'est visiblement pas concerné vis-à-vis d'appareils qui semblent être devenus des armes létales de divertissement".
Comme le souligne la presse australienne, les piétons qui, par distraction, sont responsables d'un accident de la circulation peuvent faire face à des amendes de 100 dollars au minimum. Selon la gravité de l'accident, l'amende peut être beaucoup plus élevée et le piéton peut être exposé à une peine d'emprisonnement.
Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Hier, 08:02 AM
Une décision de justice importante a eu lieu aux États-Unis ce 3 septembre. Dans l'appel du procès opposant les producteurs d'Eminem, F.B.T. Productions qui a négocié le contrat du chanteur, à sa nouvelle maison de disque, Universal Music Group (UMG), ce sont les producteurs qui ont gagné. La Cour d'appel fédérale a changé la première décision de 2009, quand un jury d'une Cour de district avait donné raison à UMG.
Le tribunal a décidé que le contrat du chanteur avec sa maison de disque n'inclut finalement pas la distribution numérique : « En appel, F.B.T. a réaffirmé que la clause "Master Licenced" s'applique sans aucun doute possible aux téléchargements et sonneries de téléphones. Nous sommes d'accord sur le fait que le contrat est clair et que la Cour de district aurait dû accorder un jugement sommaire [NdA : sans jury] à F.B.T.. Par conséquent, nous annulons le jugement ». Une clause master licence est la liberté que donne l'artiste à sa maison de disque pour négocier l'utilisation de ses droits pour d'autres utilisations que la vente de CD (et généralement de MP3). Par exemple, pour être utilisé dans une publicité ou un film. Les royalties sont de 50 % pour ce type de licences.
Dans le cas présent, le contrat ne prévoyait pas de clause concernant la vente en ligne, par exemple les ventes sur iTunes ou comme sonneries de téléphone. Le tribunal a considéré qu'elles ne sont pas assimilables aux ventes de CD, elles doivent donc être traitées comme des master licence, qui sont, elles, clairement définies par une clause du contrat liant Eminem à Universal. Les royalties dues au chanteur s'élèvent donc à 50 % pour toutes les ventes numériques ayant eu lieu pour ses chansons.
Un porte-parole d'UMG a déclaré à TheWrap.com : « nous allons demander une nouvelle audience. Pendant ce temps, il faut noter que cette décision ne créé aucune jurisprudence, puisqu'elle ne concerne qu'un contrat spécifique. Toute affirmation du contraire est simplement fausse ». Malgré tout, le tribunal a clairement différencié les ventes numériques des ventes physiques, et l'argument des artistes réclamant plus de revenus pour leurs ventes en ligne prend désormais d'autant plus de poids que l'un d'eux, Eminem, touchera maintenant 50 % de l'argent généré par les ventes numériques de ses œuvres.
En tout cas, tant qu'un nouveau rebondissement judiciaire ne casse pas à nouveau cette décision qu'Universal ne tient pas à voir faire des petits. Un avocat d'Eminem a d'ailleurs qualifié la décision de « tremblement de terre » pour l'industrie de la musique.
La police suédoise a effectué aujourd'hui une perquisition dans les locaux de PRQ, un hébergeur suédois. D'après Sveriges Television, aucun document ou serveur n'a été saisi, mais des interpellations ont eu lieu dans d'autres localités suédoises. L'hébergeur PRQ est notoirement connu pour héberger The Pirate Bay et WikiLeaks.
Aujourd'hui, la police suédoise a effectué une perquisition dans les locaux de l'hébergeur suédois PRQ. D'après les médias suédois, les forces de l'ordre sont intervenus à la demande de la police belge, dans le cadre d'une enquête concernant le piratage de fichiers protégés par le droit d'auteur. Une intervention qui pourrait apparaitre presque banale si PRQ n'avait pas été le prestataire de The Pirate Bay et Wikileaks.
Selon le site Sveriges Television, la perquisition menée par la police suédoise n'a pas conduit à la saisie des serveurs de PRQ ou à la confiscation de documents. Cependant, des interventions se sont déroulées dans d'autres localités du pays, comme à Stockholm, Malmö ou encore à l'université d'Umeå.
Les forces de police européennes ont également été mises à contribution dans cette affaire. En tout, quatorze pays européens ont reçu des demandes émanant des autorités belges. Parmi ces derniers, nous retrouvons l'Allemagne, la Norvège, le Royaume-Uni, la République Tchèque, les Pays-Bas et la Hongrie.
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que l'hébergeur suédois est inquiété par les autorités suédoises. En 2006, les serveurs du prestataire technique avaient été embarqués par la police, déconnectant par la même occasion près de 300 sites, dont l'immense majorité n'avait absolument rien à voir avec les activités de The Pirate Bay.
En 2007, l'hébergeur fut à nouveau au centre d'une polémique après la découverte de l'existence d'un forum de discussion sur la pédophilie. Supprimé une première fois au Danemark sur décision judiciaire, le forum avait fait son retour en ligne grâce à PRQ. À l'époque, l'un des fondateurs de The Pirate Bay avait expliqué que la liberté d'expression devait s'appliquer aussi à des thématiques largement condamnées par l'opinion publique, afin de mieux les combattre.
Plus récemment, PRQ a refait parler de lui à travers les activités très contestés de WikiLeaks. Selon une représentante du Parti pirate suédois, les États-Unis cherchent depuis plusieurs semaines à obtenir la fermeture de ce site web. Par le passé, le gouvernement américain avait travaillé de concert avec son homologue suédois pour mettre un terme à The Pirate Bay.
D'après Sveriges Television, la perquisition menée aujourd'hui n'avait pas pour objectif Wikileaks. Une information confirmée par le site Expressen.se, cité par Torrentfreak : "je peux confirmer que cette opération ne vise pas Wikileaks" a déclaré le procureur suédois Frederick Inglad.
(Actualité en cours de développement) Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Dernier message écrit par : poisch le Sep 7 2010, 04:10 PM
Au moment du don sur PayPal, n'oubliez pas d'indiquer votre pseudo sur le tracker dans la case "Payment For".
- Nous avons fixe le don minimum à 10$CAN (7 EUR) compte tenu de la commission prélevé par PayPal.
Dons de 10$ à 29$
2 fois la valeur du don en Go. (ex: 10$ = 20Go)
Dons de 30$ et +
4 fois la valeur du don en Go. (ex: 30$ = 120Go)
Les dons sont traités manuellement donc, il y a un delai entre le moment ou vous ferez votre don et le moment ou la mise à jour de vos crédit sera
faite.